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Kevin Maltais et Steven Gaudreault

Le pénitencier pour avoir battu et criblé un homme de plombs

Steven Gaudreault s'expose à cinq années de prison... ((Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque))

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Steven Gaudreault s'expose à cinq années de prison relativement aux accusations portées contre lui.

(Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Kevin Maltais et Steven Gaudreault s'en vont au pénitencier pour les 25 prochains mois pour avoir vidé des pistolets à air comprimé sur leur victime, en février dernier, au 21 rue Price à Chicoutimi.

Le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, a entériné la suggestion commune des avocats au dossier, Me Sébastien Vallée, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales, ainsi que les avocats en défense Dominic Bouchard (Kevin Maltais) et Jean-François Têtu (Steven Gaudreault), d'infliger une sentence de 30 mois, à laquelle la détention préventive de 4,5 mois a été retranchée.

Le 26 février dernier, le duo de "cowboys" des temps modernes a croisé sa victime dans une chambre du 21 rue Price, à Chicoutimi. Comme il existait un certain froid, Maltais a utilisé un moyen assez direct pour régler le problème.

Maltais et Gaudreault étaient à quelques pieds seulement du troisième individu lorsqu'ils ont vidé les chargeurs de leur pistolet à air comprimé au visage, sur les bras, le torse et les jambes de la victime. Celle-ci, qui est très connue de la justice, est parvenue à s'enfuir et a alerté les policiers. Les individus ont été arrêtés rapidement.

Hier matin, le duo devait subir son enquête de remise en liberté. Étant donné que la victime s'était déplacée au Palais de justice pour livrer son témoignage, les criminalistes ont suggéré à leur client d'accepter l'entente intervenue avec la Couronne plutôt que de risquer une peine beaucoup plus sévère.

Maltais a plaidé coupable à des voies de fait avec lésions (il a frappé la victime au front avec la crosse de son fusil), à l'utilisation d'une arme à feu pour commettre des voies de fait, à l'utilisation d'une arme à feu dans un dessein dangereux et d'avoir déchargé un pistolet à air comprimé. Il a aussi été pris avec de l'argent provenant du recel et à de la possession de cannabis et de la possession de méthamphétamines dans le but d'en faire le trafic.

Il a aussi reconnu sa culpabilité à une histoire de vol de remorque à Saint-Bruno.

Quant à Gaudreault, âgé de 30 ans, il reconnaît sa culpabilité à l'utilisation d'une arme à feu causant des lésions, à l'utilisation dans un dessein dangereux et d'avoir déchargé le pistolet.

«Mon client n'était pas connu du milieu judiciaire. Mais je dois avouer qu'il fait son entrée de manière assez spectaculaire», explique Me Dominic Bouchard.

«De plus, mon client s'exposait à l'origine à une sentence minimale de quatre ans pour l'utilisation de l'arme à feu. Mais en raison des plaidoyers de culpabilité, il a été possible de réduire les chefs d'accusation et d'obtenir une peine qui répondra aux fins de la justice», croit Me Bouchard.

Avant que Keven Maltais prenne le chemin du pénitencier, sa mère a voulu l'embrasser.

«Je voudrais bien l'embrasser avant qu'il ne parte. Vous savez, il a eu de la misère toute sa vie, car son père est décédé lorsqu'il avait 15 ans», a lancé la dame en pleurs, alors que son fils essuyait ses larmes.

Du côté de Me Têtu, il se dit satisfait du règlement intervenu avec la Couronne.

«Même si mon client n'était pas l'instigateur, la sentence est juste en raison de sa participation et de ses antécédents judiciaires. M. Gaudreault accepte assez bien la situation», a dit Me Têtu.

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