Pour faire le plein de transparence

Photographiée devant son tableau, Étincelle, Judith Tremblay affirme... (Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Photographiée devant son tableau, Étincelle, Judith Tremblay affirme que le Salon de la Société canadienne de l'aquarelle constitue un moment privilégié, l'occasion de voir ce qui se fait de meilleur au Québec.

Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens

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Daniel Coté
Le Quotidien

La transparence. Ceux qui la cherchent en vain au sein de la classe politique devraient faire un détour à l'Odyssée des Bâtisseurs d'Alma. Jusqu'au 7 juin, on y tient la 26e édition du Salon de la Société canadienne de l'aquarelle (SCA), une exposition réunissant des oeuvres récentes créées par 71 artistes québécois.

Seuls les membres de la SCA sont admis, en plus d'une poignée d'invités parmi lesquels on remarque la Chicoutimienne Francine Savard, de même que Rosanne Larouche, de Saint-Nazaire. La première est représentée par Tandem de champions, qui montre un homme et un cheval, tandis que sa consoeur a soumis Le mastodonte, une toile dont l'unique sujet est un arbre.

«Cette année, il y a une forte présence des artistes de la région», note l'une des organisatrices, l'Almatoise Judith Tremblay. Elle-même aquarelliste, elle a produit Étincelle, jolie représentation d'une feuille enneigée. La transparence évoquée tantôt est bien présente. C'est d'ailleurs l'un des facteurs qui l'ont attirée vers ce médium, il y a 25 ans.

Sa toile côtoie celles de Micheline Hamel, de Chicoutimi, ainsi que des Jonquiéroises Christine Bouchard, Louise Falardeau et Louise Gauthier. Ce n'était pas planifié, bien sûr, mais chacune d'elles illustre une tendance qu'on remarque à l'intérieur du Salon.

«On sent que les gens voyagent davantage», souligne ainsi Judith Tremblay en donnant l'exemple de la somptueuse cave à vins immortalisée par Louise Gauthier (À votre santé). Les participants aiment également explorer le médium, repousser ses limites, comme en témoigne Amour incertain, de Louise Bouchard.

«Elle et Rosanne Larouche utilisent du papier synthétique qui, parce qu'il est plus glissant, permet de réaliser toutes sortes d'effets», révèle Judith Tremblay. L'audace, ce sont aussi des compositions comme celle qui a valu une médaille d'or à Lise de Maisonneuve, de Laval. Un cheval et un cavalier qu'on voit en plan rapproché sur Poncho rosado.

Puisque la région accueille le premier des cinq rendez-vous fixés par la SCA, un événement rarissime, c'est ici que la sélection a été effectuée par le jury formé de Jean-Marie Laberge, Mélanie Tremblay et Clément Fortin. Les autres lauréats sont Francine Bouchard pour La porteuse de fleurs (argent), ainsi que Roland Palmaerts pour En toute liberté (bronze).

Émerveillée par la qualité des oeuvres rassemblées à l'Odyssée des Bâtisseurs, Judith Tremblay dit profiter de chaque édition pour rafraîchir sa vision de l'art. «On voit que l'aquarelle permet de tout faire, que peu importe le sujet qu'on a le goût de traiter, ça peut être bon. Même un vieux Frigidaire ferait l'affaire», estime l'Almatoise qui, dans la même foulée, mentionne les démonstrations effectuées chaque jour. Ce sont autant d'occasions de cultiver le sens du beau.

Aujourd'hui, c'est la présidente de la SCA, Louise Larouche, qui prendra le pinceau afin de démystifier l'aquarelle. Elle sera présente de 13h à 16h, à l'image des artistes qui se succéderont jusqu'à vendredi. L'ultime rendez-vous, samedi prochain, épousera toutefois des contours différents. Il consistera en un concert donné par la chorale Choeur de Pomme.

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