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Frédéric et Patrick, deux passionnés de recherches

Frédéric Maltais et Patrick Lévesque, lauréats d'une médaille... (Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque)

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Frédéric Maltais et Patrick Lévesque, lauréats d'une médaille d'or à la finale pancanadienne d'Expo-Sciences, ont récupéré une hélice de bateau pour leur expérience.

Photo Le Quotidien, Jeannot Lévesque

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DOMINIQUE GOBEIL
Le Quotidien

Le titre de Personnalité du mois de juin 2015 Le Quotidien/Radio-Canada est aujourd'hui remis à deux personnes, les étudiants du Cégep de Jonquière Frédéric Maltais et Patrick Lévesque, qui se sont distingués à la finale pancanadienne d'Expo-Sciences en remportant une médaille d'or et plusieurs bourses. Mordus des sciences, les deux jeunes hommes désirent devenir chercheurs pour faire progresser les avancées technologiques dans leur domaine.

Étudiants au Cégep de Jonquière en sciences de la nature, Frédéric Maltais et Patrick Lévesque avaient bien l'intention de se rendre à la finale pancanadienne lorsqu'ils se sont inscrits au concours Expo-Sciences. Ils étaient toutefois loin de se douter que leur passion les classerait parmi les cinq meilleurs exposants au Canada, et que des investisseurs voudraient breveter la méthode qu'ils ont développée.

Les jeunes hommes de 19 et 18 ans se sont penchés sur un problème de l'industrie hydrolienne, l'usure des hélices due aux sédiments. «On est très sensibilisés à l'environnement et au développement de technologies plus vertes, explique Patrick. Le secteur hydrolien est 40 ans en retard sur l'éolien, on a donc voulu faire quelque chose d'innovateur.»

Pour étudier comment le sable des fonds marins use les hélices, alors qu'elles le soulèvent avec leur mouvement de rotation, ils ont créé une «fausse rivière», résument les futurs scientifiques. Ainsi, il est possible de fournir des solutions de fabrication moins coûteuses en ciblant les zones des pales à recouvrir d'un matériau plus résistant.

«Hydro-Québec est très intéressée à ce qu'on présente notre bassin à leur colloque. Il peut servir à d'autres expériences qui demandent les conditions d'une rivière. Mais le processus est dispendieux et on n'a pas vraiment le temps, on préfère passer à autre chose», confie Frédéric, qui poursuivra ses études en chiropractie à l'Université du Québec à Trois-Rivières, tandis que Patrick se dirige en médecine à Sherbrooke.

Même si leur projet relève de la physique, les deux amis d'enfance veulent oeuvrer dans le domaine de la santé. Quand on connaît leur curiosité naturelle pour tous les secteurs scientifiques, leur choix est logique. Surtout qu'ils ne visent pas la pratique, mais bien la recherche, comme ils l'ont expérimenté avec Expo-Sciences.

«La chiropractie est relativement nouvelle, ça fait à peu près 100 ans qu'on en parle et il reste beaucoup de progrès à faire pour prouver que les techniques utilisées ont une base scientifique. Présentement, elles fonctionnent, mais on ne sait pas pourquoi. Les chiropraticiens ne sont pas des ramancheurs comme on le croit», déclare Frédéric, qui réussit à trouver du temps pour le sport, l'enseignement du français au centre d'aide du cégep et du bénévolat pour le club Optimiste avec son ami.

De son côté, Patrick se verrait bien travailler en médecine légale ou chercher les causes des pathologies. «Faire des diagnostics précis, en se basant sur la technique, ça m'intéresse vraiment. L'emploi du Dr House, je le prendrais bien», plaisante celui qui trouve son équilibre dans la musique et le sport.

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