Victime d'un AVC à 4 ans

Mathew Boies-Caron est devenu plus timide après son... (Photo Le Quotidien, Michel Tremblay)

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Mathew Boies-Caron est devenu plus timide après son accident vasculaire cérébral, mais reste un petit bonhomme plein de vigueur.

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DOMINIQUE GOBEIL
Le Quotidien

Peluche dans les bras et yeux rieurs, Mathew Boies-Caron a l'air d'un petit garçon de quatre ans tout ce qu'il y a de plus normal, si ce n'est le casque protecteur sur sa tête. Lorsqu'on remarque sa démarche claudicante et son élocution difficile, on comprend les ravages que lui a causés son accident vasculaire cérébral (AVC).

Le 23 avril dernier, la vie suivait son cours dans le foyer de la famille reconstituée de Anne Caron et Roger Morin à Saint-Honoré, jusqu'à ce que les pleurs du bambin retentissent.

«L'image de Mathew, couché face contre terre dans la salle de bain, va toujours rester gravée dans mon esprit. J'aurais pris sa place», confie son beau-père, qui a eu bien peur.

Les parents ont pensé que l'enfant était tombé. Ils ont vite remarqué son côté droit flasque et sa bouche de travers. À l'urgence, les ambulanciers et les médecins de Chicoutimi ont conclu qu'il avait eu une crise d'épilepsie en raison de ses convulsions, mais M. Morin avait déjà l'impression que la cause tenait plus de l'AVC.

Selon le Réseau canadien contre les accidents cérébrovasculaires, trois à six enfants sur 100 000 sont victimes de cette rupture ou congestion des vaisseaux sanguins qui a forcé le garçon à se déplacer constamment en fauteuil roulant jusqu'à il y a deux semaines. La raison n'est pas encore identifiée et impossible de savoir s'il gardera des séquelles à long terme.

«Je ne veux pas poursuivre l'hôpital pour une gaffe. Les médecins ont très bien soigné Mathew lors de son deuxième séjour, mais ils auraient pu pousser leurs recherches plus loin, annonce Roger Morin. Il a été endormi avec un médicament par intraveineuse, ce qui l'a rendu sans réactions pendant trois jours. Selon les experts rencontrés à Québec, c'est déconseillé pour les victimes d'AVC.»

Secours à Québec

Dès le lendemain, Mathew a été transféré d'urgence au Centre hospitalier de l'Université Laval (CHUL) à Québec par avion où il est resté une semaine. «C'est spécial, parce qu'un mois avant il a dit qu'il aimerait voler. Il a eu son tour d'avion, mais il ne s'en rappelle pas», s'attriste sa mère, qui l'a rejoint avec son conjoint par la suite.

Même si une partie des dépenses sont remboursées, l'aide reçue ne les couvre pas à 100%. Surtout que seules celles des parents biologiques sont couvertes, ce qui n'est pas le cas de M. Morin. Et pendant ce temps, il y a les deux autres enfants de la maison, le grand frère de Mathew, huit ans, et un bébé de presque deux ans, qui doivent être nourris et gardés.

La situation est difficile pour la famille à revenus modestes, qui doit en plus changer toutes ses habitudes. «On n'ira pas au camping ou à la plage cet été comme on le fait normalement, mais on trouvera d'autres activités. On prend tout ça au jour le jour», assure Anne Caron.

Voir la version complète dans Le Quotidien papier et numérique.

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