Bilan environnemental

Des décontaminations tardent

Les terrains de nombreuses stations-service appartenant à de... (Photo Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay)

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Les terrains de nombreuses stations-service appartenant à de grandes pétrolières n'ont pas été réhabilités, selon les registres du ministère de l'Environnement

Photo Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay

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Mélyssa Gagnon
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

Des compagnies ayant pignon sur rue dans la région tardent à réhabiliter certains de leurs terrains contaminés.

Selon les données du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la lutte contre les changements climatiques (MDDELCC), une quinzaine d'actifs appartenant à la grande entreprise n'ont pas encore été nettoyés, en dépit de demandes faites en ce sens par les autorités gouvernementales.

Au 18 mai 2015, le répertoire des terrains contaminés comptait 518 inscriptions au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Certains ont été nettoyés, mais bon nombre d'entre eux présentent encore un degré de contamination jugé inacceptable.

Quatre dossiers inscrits aux fichiers du ministère concernent Produits forestiers Résolu (PFR): l'usine de Dolbeau-Mistassini, située sur la 4e Avenue, les camps forestiers Jean-Charles et Libéral, tous deux sur le territoire de la MRC de Maria-Chapdelaine, les sous-stations électriques de l'usine Kénogami et la Scierie Saguenay de La Baie. Dans le cas des deux camps forestiers, il est principalement question de contamination aux hydrocarbures pétroliers. Pour ce qui est de l'usine de Dolbeau, les sols comportent des contaminants de diverses natures incluant du benzoanthracène, du cuivre, du zinc et des hydrocarbures. Le dossier de Scierie Saguenay est complexe puisque les terrains n'appartiennent plus à PFR. Ces actifs ont été placés dans une compagnie à numéro après que l'entreprise se soit placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers il y a quelques années. Saguenay et Résolu se renvoient d'ailleurs la balle au sujet de la responsabilité concernant le nettoyage du site.

Rio Tinto

Une poignée de terrains appartenant à Rio Tinto présente également un état de réhabilitation «non terminé», selon les registres du ministère. Deux bâtiments du boulevard Mellon (#3 et #304), deux lots de l'usine Arvida (incluant une zone de stationnement), des terrains de l'usine Alma et une partie des installations hydroélectriques d'Isle-Maligne font partie de la liste disponible sur Internet. Aussi appartenant à RTA: les terrains du parc Moritz, fréquentés par les joueurs de Club de soccer de Jonquière tout l'été. Regroupés sous l'égide de la Société d'électrolyse et de chimie Alcan (SECAL), des actifs d'énergie électrique dans le secteur de Chute des passes et un édifice de Roberval-Saguenay à Arvida n'ont pas encore été réhabilités.

Enfin, les sols de l'ancienne usine Novelis, située sur la rue Fay, à Jonquière, recèlent une impressionnante variété de contaminants. Si l'on se fie aux autorités environnementales, des hydrocarbures pétroliers, du manganèse, du cuivre et de l'anthracène ont notamment été décelés. La compagnie, dont le siège social est situé à Atlanta, a mis la clé sous la porte de l'usine en 2011.

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