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Propriété de Jeannot Harvey

RTA demande la démolition de la résidence de Saint-Gédéon

L'homme d'affaires Jeannot Harvey et sa conjointe Diane... (Photo Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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L'homme d'affaires Jeannot Harvey et sa conjointe Diane Bourgoin auraient érigée illégalement une luxueuse résidence sur les rives du lac Saint-Jean.

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Denis Villeneuve
Le Quotidien

Rio Tinto Alcan (RTA) demande à la Cour supérieure d'émettre une injonction permanente visant à démolir une luxueuse résidence que l'homme d'affaires Jeannot Harvey et sa conjointe Diane Bourgoin auraient érigée illégalement sur les rives du lac Saint-Jean.

Dans une requête déposée en novembre dernier et qui fait toujours l'objet de procédures, RTA affirme que M. Harvey et sa conjointe, de même que la municipalité de Saint-Gédéon, ont agi en contravention des règlements municipaux et du bail en ne l'avisant pas de la réalisation des travaux de construction d'un nouveau chalet sur le terrain situé au 18 chemin de Saint-Gédéon. Le litige entourant ce terrain sur lequel le couple est devenu locataire en juin 2001 est né le 5 mai 2014, lorsqu'un employé de Cégerco a laissé un message dans la boîte vocale du bureau des relations avec les riverains de RTA pour obtenir l'autorisation de circuler sur la plage bordant le terrain pour y effectuer des travaux de construction.

Quelques jours plus tard, un représentant de RTA se rend sur place et constate que l'ancien chalet a été démoli et que des travaux d'excavation sont en cours par l'enrepreneur Premium Construction. La découverte du projet déclenche une enquête par RTA.

L'enquête révèle qu'une demande de permis de construction datée du 18 février a été approuvée par le conseil municipal de Saint-Gédéon tout comme une dérogation mineure, le tout à l'insue de RTA, lit-on dans la requête. On y lit que M. Harvey s'est erronément déclaré et représenté comme étant propriétaire du terrain. La dérogation mineure visait à permettre la construction de la résidence à moins de 15 mètres de la ligne de végétation contrairement aux règlements de zonage.

«La municipalité a sciemment omis et/ou négligé de communiquer avec RTA pour l'aviser de la demande de dérogation mineure, qui, en l'espèce, s'avérait plutôt une dérogation majeure en raison de l'empiètement considérable», est-il mentionné.

Outre les omissions d'avis mentionnées plus haut, RTA prétend qu'un permis d'abattage d'arbres émis le 30 octobre 2013 a été fait illégalement tout comme la démolition de l'ancienne résidence pour les mêmes motifs. RTA estime qu'en agissant ainsi, les défendeurs ont perdu tout droit acquis dont ils pouvaient bénéficier pour leur projet.

La requête révèle que dans la période du 20 mai au 26 mai, la situation est devenue particulièrement corsée puisque malgré des mises en demeure, avis d'arrêt, engagements fermes à cesser les travaux, le chantier de construction a continué d'évoluer avec des travaux de bétonnage, retrait de coffrages, pose de goudron, installation de la structure.

Pour soutenir sa demande, RTA prétend qu'elle a subi un préjudice puisqu'elle a procédé à des travaux de rechargement de plage dans les secteur de la municipalité et celui où est situé le terrain. Elle prétend que l'érosion s'est accrue dans ce secteur en raison principalement du déplacement progressif du canal de l'embouchure de la rivière Belle-Rivière à la berge du lac. De 2011 à 2013, ledit canal s'est rapproché de la berge du lac jusqu'à 45 mètres dans le secteur où se trouve le terrain passant de 195 mètres de la berge à 150 mètres.

Le procureur des défendeurs, Me Éric Lebel, a refusé de commenter le dossier estimant qu'il s'agit d'un litige à caractère privé.

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