Centre d'excellence des drones à Alma

CAE retire son seul appareil habité

L'entreprise canadienne CAE, spécialisée dans les technologies de simulation et... (Archives)

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Mélyssa Gagnon
Mélyssa Gagnon
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) L'entreprise canadienne CAE, spécialisée dans les technologies de simulation et de modélisation, de même que dans la formation de pilotes, retire son appareil habité du Centre d'excellence des drones (CED) d'Alma. L'engin a été vendu à une compagnie française.

La direction du CED entretient des pourparlers avec le nouvel acquéreur pour l'élaboration d'un partenariat et a bon espoir de pouvoir conclure une entente.

Selon le directeur général du CED, Marc Moffat, CAE a retiré son drone habité à la fin novembre, laissant un cinquième du hangar vacant. CAE, un leader mondial affichant une présence dans une vingtaine de pays, maintient toutefois son partenariat avec le centre almatois.

«C'est certain que depuis que l'appareil est parti, il y a un manque à gagner. Mais il y a tout de même de belles occasions qui se présentent à nous et on demeure optimistes. Dans le domaine du drone, on fait un pas en avant et un pas de côté. Il faut être patient ", dit Marc Moffat, qui ne souhaite pas nommer l'entreprise qui a acquis le seul drone habité autrefois regroupé sous l'égide du CED.

Il ne souhaite pas non plus chiffrer les pertes liées à la décision d'affaires prise par CAE, dont le principal champ d'activité demeure les simulateurs de vols. Marc Moffat précise que la situation n'est pas menaçante pour l'organisation composée de nombreux partenaires ayant pour but de développer et de promouvoir une gamme de services et de compétences liées au secteur des drones civils et commerciaux.

Essais

Comme le rappelle Marc Moffat, les représentants de CAE ont discuté à plusieurs reprises avec la SOPFEU, la Sûreté du Québec et Hydro-Québec. Des démonstrations ont eu lieu en forêt, témoignant de tout le potentiel du drone muni de systèmes électro-optiques et de caméras infra rouge, capable de voler en basse altitude et de détecter la chaleur.

«Quelques vols ont été réalisés, mais pas assez pour que ça justifie le coût de l'appareil avec CAE ", relate le directeur. Marc Moffat rappelle que d'autres partenariats pourraient être conclus avec des joueurs clés de l'industrie aéronautique. Il cite, entre autres, la compagnie Thalès, laquelle est à l'origine d'un projet de 50 millions d'Euros dans le domaine du drone en Europe.

Mgagnon@lequotidien.com

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