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Élections municipales

Des citoyens intéressés par le débat

Patrice Bouchard, enseignant en science politique au Cégep... ((Photo Gimmy Desbiens))

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Patrice Bouchard, enseignant en science politique au Cégep de Saint-Félicien, estime que la faible représentation des jeunes en politique municipale s'explique entre autres par la période chargée que représente la vingtaine et le début de la trentaine.

(Photo Gimmy Desbiens)

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(CHICOUTIMI) Les candidats aux élections municipales ont la responsabilité d'intéresser la population aux enjeux locaux et de susciter le débat, croit Patrice Bouchard, enseignant en science politique au Cégep de Saint-Félicien.

Au sujet des faibles taux de participation aux élections municipales et du nombre élevé de candidats élus par acclamation, il avance que candidats et élus, plutôt que les citoyens, doivent être pointés du doigt.

«On voit souvent que le taux de participation augmente lorsque les candidats sont plus nombreux, explique-t-il. Les citoyens se sentent davantage interpellés lorsqu'il y a débat. »

En 2005 et 2009, le taux de participation provincial aux élections à la mairie a été de 45 %. Le Saguenay-Lac-Saint-Jean a enregistré des taux légèrement plus élevés, soit un peu plus de 50 %.

«Il semble y avoir un sentiment d'abandon, de désintérêt de la part des électeurs, ajoute-t-il. Ce n'est pas un bon signe pour le développement local et la santé démocratique. »

Ce découragement des électeurs se fait aussi sentir lorsqu'on observe les forts taux d'élection par acclamation, estime M. Bouchard. Dans la province, le taux de candidats élus sans opposition dépasse les 50 % lors des deux dernières élections. Du côté des villes les plus populeuses de la région, le plus bas taux est enregistré à Saguenay (20 %) et le plus élevé à Saint-Félicien (85,7 %). En 2009, quatre candidats ont été élus sans opposition sur 19 à Saguenay, tandis que cinq candidats sur six ont obtenu un poste sans avoir à faire campagne.

«Moins les gens se sentent interpellés par les enjeux, moins ils sentent le besoin de se présenter en politique municipale ", ajoute Patrice Bouchard, précisant que les élections municipales s'annoncent plus dynamiques à Saint-Félicien qu'en 2009. Il estime que l'organisation plus fréquente de référendums municipaux, d'assemblées citoyennes et de consultations pourrait aider à intéresser davantage les électeurs aux enjeux municipaux.

Autres textes dans la version papier du Quotidien//

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