Vaches attaquées par un coyote à Jonquière

Un trappeur traque le prédateur

Les propriétaires de la ferme Blackburn, de Jonquière, ne devraient plus avoir... (Photo internet)

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(JONQUIÈRE) Les propriétaires de la ferme Blackburn, de Jonquière, ne devraient plus avoir à s'inquiéter de la présence d'un coyote sur leur terre. Le prédateur devrait être capturé sous peu.

Le trappeur David Gauthier, qui a grandi dans le rang Saint-Benoît, croit fermement que la situation va se régler rapidement.

«Il faut préciser que ce n'est pas une meute de coyotes qui a attaqué les deux vaches de la ferme Blackburn. Il n'y en a qu'un seul. Mais il est gros. Je l'ai aperçu ce matin (hier matin). Il doit peser entre 70 et 80 livres. Ça doit faire une bonne semaine qu'il se promène dans le secteur. Il utilise la même routine jour après jour. J'ai tendu des pièges et je m'attends à le capturer sous peu. Demain matin (ce matin), ça pourrait se terminer pour lui», explique le trappeur qui compte 12 ans d'expérience.

Depuis quatre jours, il étudie les pistes laissées par le prédateur, analyse son comportement et tente de déterminer le chemin qu'il utilisera.

«Je l'ai aperçu lundi matin. Sauf que cette fois-là, c'est lui qui m'a surpris. Il a utilisé un autre chemin. Il m'a vu, a entendu du bruit en provenance de la ferme et il a repris le chemin de la forêt», mentionne M. Gauthier.

Ce dernier n'est pas vraiment surpris de voir que cet animal a agi en solitaire.

«Il s'en est pris à deux vaches vulnérables. Elles ont attiré le coyote. Il n'a pas essayé de s'en prendre aux bêtes en santé.»

S'il n'arrive pas à le capturer avec un piège, le trappeur devra l'abattre.

«Le coyote n'est habituellement pas l'ennemi des agriculteurs. Il est bien vu, car il fait le ménage des marmottes, dont les traces sur les terres brisent l'équipement des agriculteurs. Mais lorsque les coyotes s'attaquent aux bêtes des fermiers, ce n'est plus la même chose», raconte David Gauthier.

Assez inhabituel

La situation des derniers jours ne se produit pas fréquemment. Il est assez inhabituel qu'un coyote s'attaque à un animal beaucoup plus gros que lui. Les coyotes vont plutôt agir ainsi lorsqu'ils se retrouvent en meute.

La vétérinaire du Zoo sauvage de Saint-Félicien, Christine Gagnon, a été un peu surprise de lire que deux vaches laitières de la Ferme ABG Blakcburn de Jonquière avaient été déchiquetées par un coyote.

«Habituellement un coyote va s'attaquer à une petite proie. Pour assurer sa survie, cet animal va tout faire pour conserver ses énergies. Il va donc se nourrir de plus petites bêtes.

«Mais à ce temps-ci de l'année, les coyotes se trouvent en meute familiale. Ils vont s'attaquer à des plus gros animaux, mais qui sont plus faibles et plus vulnérables, ou à de vieux individus», explique Mme Gagnon.

Les deux vaches attaquées à Jonquière n'étaient pas en santé, faisant en sorte qu'elles ne pouvaient se défendre longtemps devant leurs prédateurs.

«Une vache, en santé et à la grosseur qu'elle a, aurait pu donner des coups de patte pour repousser les attaques d'une meute de coyotes. Elles auraient pu s'en sortir», reprend la vétérinaire.

Quant au danger d'une possible attaque de l'animal sur les humains, la vétérinaire estime qu'il n'y a pas d'inquiétude à avoir.

«Les coyotes vont tout faire pour éviter l'humain. Il n'est pas impossible de croiser un coyote, mais si cela se produit, c'est que l'animal aura été surpris. Habituellement, le coyote va sentir l'humain beaucoup plus rapidement que l'humain pourrait l'apercevoir.

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