Des conditions "inhumaines"

Il y a encore une partie du CHSLD... (Photo Jeannot Lévesque)

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Il y a encore une partie du CHSLD du Foyer Sainte-Marie à Jonquière qui n'a pas été rénovée et qui fait jaser.

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(JONQUIÈRE) Le conjoint et les enfants de Pierrette Girard dénoncent les conditions d'hébergement au Foyer Sainte-Marie de Jonquière. Les membres de la famille les considèrent comme inhumaines et ne veulent surtout pas que d'autres personnes vivent la même situation.

Au cours des derniers jours, la dame de 77 ans a été transférée de l'hôpital de Jonquière vers le Centre d'hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) de la rue Sainte-Marie. À la suite d'une fracture de la hanche, Mme Girard a reçu les soins nécessaires et elle ne pouvait plus demeurer entre les murs du centre hospitalier.

Elle devait être transférée dans un centre de soins de longue durée étant donné qu'elle souffre aussi de démence de type corps De Lewy (mélange de Parkinson et d'Alzheimer) et qu'elle ne peut plus rester à son domicile.

Le conjoint de Mme Girard, Laurent Roberge, leur fille Chantale et leur garçon Claude se sont rendus à son chevet vendredi matin, peu de temps après son transfert. Le constat a été immédiat.

«Ça n'avait aucun sens. Il était inhumain de placer deux malades dans une si petite chambre, surtout que l'autre patiente se trouvait en fin de vie.Que l'on ne vienne pas me dire qu'il y a du respect pour les aînés et que l'on veut que les gens puissent mourir dans la dignité. Ce n'est vraiment pas le cas. La chambre est grande comme ça et il y a deux patients à l'intérieur. On ne peut même pas se déplacer, tellement tout est serré. Il n'y a même pas de place pour la chaise d'aisance.

«Tout le reste du foyer a été rénové, mais l'aile C ne l'a pas été. Il fait chaud et ce n'est vraiment pas très beau. Pourtant, il faut payer le même montant que les autres bénéficiaires qui sont à l'air conditionné. Mais ce n'est pas une question de prix, c'est plutôt une histoire de dignité. Et nous ne voulons pas que ça se reproduise pour notre mère ou pour d'autres familles», explique Chantale Roberge.

Devant cette situation, la famille de Pierrette Girard n'a fait ni un ni deux. La dame a été sortie du foyer, malgré les réticences de la direction.

«Mon père leur a dit qu'il était marié depuis 56 ans avec ma mère et qu'il ferait bien ce qu'il voulait. Nous n'avons pu avoir un transport adapté et c'est mon frère Claude qui a ramené ma maman à l'hôpital de Jonquière dans son fauteuil roulant. À notre arrivée à l'urgence, nous leur avons expliqué la situation.

«Si rien ne s'était passé, nous aurions pilé sur notre coeur, mais nous aurions laissé notre mère sur place et nous serions partis. Heureusement, nous n'avons pas eu besoin de le faire. Ils l'ont pris en charge», ajoute Mme Roberge.

Celle-ci avoue qu'il n'est pas facile de voir sa mère pleurer et se faire dire qu'ils ne sont pas très gentils de l'avoir amenée dans un endroit comme celui-là.

Car même si elle souffre de démence, la septuagénaire a encore des moments de lucidité.

La famille de Pierrette Girard rencontre aujourd'hui les responsables du CLSC de Jonquière.

Une solution pourrait être apportée afin de rendre les choses un peu plus acceptables.

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