Dispute au-dessus d'un mourant

Une femme de 46 ans devra effectuer 240 heures de travaux communautaires pour... (Photo archives)

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(Chicoutimi) Une femme de 46 ans devra effectuer 240 heures de travaux communautaires pour avoir menacé de mort et frappé à coups de pied et de poing la soeur de son ex-conjoint qui était sur le point de mourir.

La femme n'appréciait pas être écartée des derniers moments de vie de son ex-conjoint à l'agonie, ni que les soeurs refusent une partie de l'héritage qui s'annonçait et destiné à une enfant qu'elle a eue de lui.

Quand elle a croisé son ex-belle-soeur dans l'escalier d'un commerce, elle l'a frappée au visage et renversée pour lui asséner de nombreux coups. Elle était dans une colère incontrôlable. La victime n'a pas eu le temps de réagir.

«Je me suis mise en position de foetus contre le mur et je protégeais mon visage. Je ne pouvais pas compter les coups», s'est plainte la victime.

L'accusée a nié cette version incriminante et déclaré que la faute des blessures était plutôt imputable à la soeur qui lui avait sauté dessus. Dans l'assaut allégué, les deux femmes ont perdu pied et descendu les escaliers. Selon cette version, la victime aurait atterri sur le visage, ce qui expliquerait ses blessures.

Une plainte a été déposée à la centrale de police et la femme a contracté un engagement de ne pas être en présence de la plaignante. À la mort du défunt, ses soeurs ont interdit à l'ex-conjointe l'accès au salon funéraire et la police a été appelée pour éviter qu'elle s'y présente.

Le juge Michel Boudreault de la Cour du Québec a reconnu l'ex-conjointe coupable de voies de fait causant des lésions et de menaces de mort pour avoir crié pendant qu'elle administrait la raclée: «Ch..., je vais te tuer. Je vais te tuer, Ch...»

Pendant le court procès qui a eu lieu cette semaine, la victime a déclaré que l'ex ne communiquait avec le père de son enfant que pour obtenir de l'argent, ce qui est évidemment nié par celle-ci qui certifie avoir maintenu un lien malgré le passage du temps.

La femme n'aura pas le droit d'être en présence de son ex-belle-famille au cours des 12 prochains mois, sauf pour soutenir sa fille mineure pour laquelle elle a intenté une procédure pour récupérer l'héritage paternel qui tenait un petit commerce. Me Mélissa Girard représentait l'accusée.

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