Stéphane Bédard a tout de même pris quelques minutes, hier, pour vivre pleinement cette nomination à un poste majeur dans l'appareil gouvernemental. Un poste qu'il doit en premier lieu à ses électeurs de Chicoutimi qui lui ont renouvelé leur confiance avec une majorité accrue par rapport au dernier scrutin.
Il était écrit dans le ciel que Stéphane Bédard allait accéder au conseil des ministres et tout le monde le voyait au ministère de la Justice que son père a occupé pendant deux mandats : «C'est toujours la prérogative de la première ministre de décider du ministère qu'elle confie à un député», a insisté le député de Chicoutimi lorsqu'on lui soumet qu'une rumeur circulait à l'effet qu'il ne souhaitait pas occuper le même poste que son père.
Beaucoup d'attente
Hier soir, il semblait comblé par ses nouvelles responsabilités, principalement en ce qui concerne le Conseil du Trésor du Québec. Un rôle qui risque de créer beaucoup d'attente dans la région.
«Nous avons pris des engagements sérieux dans la région et notre intention est de les respecter. Il faut le faire tout en préservant l'avenir et le développement économique actuel».
Stéphane Bédard n'a pas caché sa satisfaction de voir Pauline Marois faire mentir les analystes en accordant au Saguenay-Lac-Saint-Jean trois postes au conseil des ministres dans des responsabilités de premier plan. Il voit dans ce geste une reconnaissance du soutien indéfectible de la région à l'endroit du Parti québécois et de son programme politique.
L'ex-ministre de la Justice, Marc-André Bédard, qui a assisté à cette assermentation, était visiblement fier de la confiance de la première ministre à l'endroit de son fils. Il a repris sensiblement les mêmes propos que ce dernier en soulignant le geste audacieux de Mme Marois de faire accéder au conseil des ministres trois députés du Saguenay-Lac-Saint-Jean.
Marc-Urbain Proulx
Il sera intéressant de surveiller le premier conseil des ministres du gouvernement Marois, ce matin. Tout indique que le professeur Marc-Urbain Proulx de l'Université du Québec à Chicoutimi, qui a été écarté du poste de recteur de l'institution d'enseignement, sera nommé au sein de l'appareil gouvernemental.
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