L'avocat de la Couronne, Me Sébastien Vallée, a informé la défense, ce matin, que deux nouvelles plaignantes s'étaient manifestées pour des gestes posés de 1974 à 1975 et de 1985 à 1986, à Chicoutimi.
L'abbé, âgé de 76 ans, était absent, ce matin, à l'appel de son nom, ayant désigné par écrit son avocat pour le représenter. L'évêque de Chicoutimi, Mgr André Rivest, l'a suspendu de toutes ses fonctions publiques et l'a assigné à résidence dès que la police l'a informé d'une enquête en cours, à l'été 2011.
En janvier dernier, la Couronne a porté des accusations relatives à trois cas de fillettes âgées de sept à huit ans, entre 1966 et 1969, dans une paroisse de Jonquière. Les plaintes publiques ont délié les langues de dizaines de paroissiennes aujourd'hui adultes. Elles ont été rencontrées par des enquêteurs à un rythme soutenu pendant les semaines qui ont suivi, ce qui a permis le dépôt de 63 plaintes additionnelles pour 33 autres victimes alléguées, le 23 mai dernier. Cette deuxième cohorte est presque exclusivement composée de fillettes au moment des événements.
Mardi, la Couronne a dévoilé l'existence des 37e et 38e plaignantes qui ont accepté de faire une déclaration assermentée.
«Monsieur Harvey était prêtre et a utilisé ce rôle pour s'en prendre aux présumées victimes», a déclaré Me Vallée invité en point de presse à décrire la manière de faire de l'accusé.
Aucune date de procès n'a encore pu être projetée, en raison de ces plaintes additionnelles qui devront être examinées par la défense avant qu'elle n'indique son choix pour une enquête préliminaire ou un procès.
Le procureur de la Couronne doit aussi rencontrer chaque plaignante pour lui expliquer les procédures à venir et son rôle. Il a aussi indiqué que l'enquête policière est toujours active, ce qui l'empêche d'exclure la possibilité de plaignantes additionnelles.
De mémoire judiciaire, l'abbé Harvey cumulerait le plus grand nombre de plaignantes mineures pour un seul accusé au Canada.
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