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Soudeurs: Crevier dénonce les conditions

Jean-Marc Crevier, coordonnateur de la FTQ dans la... (Archives Gimmy Desbiens)

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Jean-Marc Crevier, coordonnateur de la FTQ dans la région, est persuadé que la pénurie de soudeurs s'explique par les mauvaises conditions de travail que l'on retrouve dans beaucoup de PME.

Archives Gimmy Desbiens

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Marc St-Hilaire
Le Quotidien

(ALMA) Coordonnateur de la FTQ au Saguenay-Lac-Saint-Jean, Jean-Marc Crevier croit que la pénurie de main-d'oeuvre dans le domaine de la soudure s'explique par les conditions de travail difficiles propres à ce corps de métier.

Jean-Marc Crevier soutient que certaines petites et moyennes entreprises doivent apporter des modifications à l'encadrement de leur personnel soudeur. Lui-même soudeur de profession, il explique que l'actuelle pénurie découle directement de l'image qu'on se fait de ce métier.

«Les plus grandes compagnies ont les moyens d'offrir des conditions adéquates aux soudeurs, mais ce n'est pas le cas pour toutes les PME. On voit fréquemment des soudeurs travailler dans la boucane et la poussière. Il n'y a rien de plaisant à cracher noir, le soir, après une journée de travail. Personnellement, je pense qu'il y a un gros travail à faire. Il faut convaincre les jeunes de se tourner vers ce métier et, pour ce faire, il est primordial d'améliorer les conditions de travail. Il faut s'attarder aux soudeurs comme on s'attarde aux médecins lorsqu'on tente de les attirer en région», illustre-t-il.

Jean-Marc Crevier ne remet pas en cause les salaires rattachés à ce métier. Selon lui, la plupart des entreprises sont prêtes à délier les cordons de la bourse afin de contrer la pénurie.

«Les entreprises savent combien vaut un soudeur. Le problème n'est pas là», tranche-t-il.

Dans la grande industrie, les compagnies ont peu de mal à combler les postes vacants en soudure. Certes, les salaires sont plus alléchants. Mais avant tout, la santé et la sécurité au travail sont au coeur des préoccupations. Le porte-parole syndical prend pour exemple la multinationale Rio Tinto Alcan.

«Chez RTA, la santé et la sécurité des travailleurs est la priorité numéro un, qui passe même devant la rentabilité, rappelle-t-il. Cependant, dans ses octrois de contrats, la compagnie a une responsabilité auprès des PME. Quand elle fait des appels d'offres selon la formule des soumissions inversées, elle étouffe les PME. Elle prend la plus basse soumission et dit aux autres d'essayer de faire mieux. En faisant cela, elle a une influence directe sur les conditions de travail des travailleurs sous-traitants.»

Mst-Hilaire@lequotidien.com

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