«Je me suis blessé l'an passé, et même si c'est derrière moi et que je suis de retour à 100%, je manquais un peu de confiance au début du camp. Ça se replace», mentionne celui qui a joué 38 parties en saison régulière avec les Saguenéens, avant de subir une commotion cérébrale. Il a joué cinq parties en séries éliminatoires.
«Ce n'est vraiment pas une question de forme physique. Je suis resté à Chicoutimi tout l'été pour m'entraîner avec Brian Savoy. Je suis en pleine forme. Je dois juste garder les jeux simples, et tout va bien aller.»
L'entraîneur-chef des Sags, Marc-Étienne Hubert, s'attendait peut-être à plus de son vétéran, mais comprend très bien la situation. «Il a été blessé sérieusement. Il n'a pas le même ''millage'' que les autres joueurs de son âge (18 ans). La période d'août à janvier, celle qu'il a jouée l'an passé, est toujours moins profitable que celle de janvier à la fin des séries. Il a pris du retard. On ne s'attend pas à ce qu'il remplisse le filet, mais on veut qu'il contribue offensivement. Il est capable de marquer des buts. C'est toutefois sa fougue, son énergie, qui sont ses plus grosses qualités. C'est un gars robuste.»
Simon Tremblay entend progresser toute l'année. Même s'il a 18 ans, il s'agit de sa première année d'éligibilité au repêchage de la LNH, puisqu'il est un «late», étant né le 18 septembre. «Je ne me mets aucune pression pour le repêchage. Si je progresse toute l'année, si je m'améliore constamment, je mets les chances de mon côté. Je ne veux pas me fixer d'objectifs en terme de buts. Je veux bien jouer dans mon rôle», soutient le fils de Marie-Claude Laprise et d'Éric Tremblay, de Dolbeau-Mistassini.
Fierté régionale
Simon Tremblay est l'un des deux seuls joueurs de la région à avoir percé l'alignement, avec Michaël Gagnon, d'Hébertville-Station. Les deux régionaux ont joué pendant trois ans sur la même ligne offensive, dans la bantam AA, puis avec les Élites de Jonquière (deux ans) de la Ligue midget AAA.
«On a formé un bon duo pendant trois ans. Nous sommes de bons amis. Michaël est un gars qui travaille fort, qui a du caractère et qui est capable de marquer des buts. On verra si Marc-Étienne nous fait jouer ensemble. C'est sa décision.»
Hubert ne cache pas que certains joueurs peuvent avoir des affinités, et qu'il vaut parfois la peine d'en profiter. «On va laisser le temps à Michaël de s'acclimater. Il peut y avoir des avantages quand deux gars ont déjà joué ensemble. Ils auront sûrement la chance de jouer quelques présences ensemble. On verra ce que ça donnera.»
Simon Tremblay estime que pour lui, comme pour Michaël, porter le chandail des Saguenéens est une double fierté. «Tout le monde est fier d'être un Saguenéen. Quand tu viens de la région en plus, tu es simplement plus fier. Tout le monde sait que je viens d'ici. Les gens m'ont vu jouer quand j'étais plus jeune. Tu veux toujours bien faire. C'est une motivation de plus.»