Le chanvre sème la confusion

En constante progression au Saguenay-Lac-Saint-Jean, la culture du chanvre sème... (Le Quotidien, Gimmy Desbiens)

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Le Quotidien, Gimmy Desbiens

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Marc St-Hilaire
Le Quotidien

(ALMA) En constante progression au Saguenay-Lac-Saint-Jean, la culture du chanvre sème la confusion chez plusieurs citoyens.

Saint-Bruno, à quelques mètres de l'embranchement en direction de Roberval. À perte de vue, les plants de chanvre dansent au rythme du vent, dégageant une odeur familière à tous ceux qui connaissent un tant soit peu le cannabis. Les plants sont identiques quant à leur anatomie. Ainsi alignés par milliers, ils sont aisément visibles de la route et suscitent la curiosité.

La principale différence entre le chanvre et le cannabis se trouve dans la concentration de THC, l'agent psychotrope recherché par les consommateurs de marijuana.

Dans le cas du chanvre, la teneur en THC est infime, pratiquement inexistante.

Au fil des années, des agriculteurs de la région ont choisi cette culture afin de diversifier leur production. Essentiellement, l'intérêt d'une telle culture réside dans les propriétés de la graine de chanvre et dans l'huile qu'on en retire, riches en gras essentiels Oméga-3 et Oméga-6. La graine peut aussi être transformée sous forme de farine.

La tige du chanvre est par ailleurs utilisée dans l'industrie du textile et du papier, en raison de ses fibres solides et abondantes.

«Nous comptons près d'une dizaine de producteurs de chanvre dans la région», rapporte Sara Villeneuve, de la direction régionale du MAPAQ.

Cette dernière se dit consciente de la confusion qui découle de cette culture particulière. Elle confie en ce sens que certains producteurs ont remarqué des vols dans leur champ, possiblement l'oeuvre de personnes qui ont cru avoir découvert une plantation illégale de cannabis.

Vigilance

Aux quartiers généraux de la Sûreté du Québec à Alma, de nombreux plants de chanvre ont été apportés par les citoyens au cours des dernières semaines. La responsable des relations publiques, Hélène Nepton, salue cette collaboration du public, mais nul ne peut être en possession d'un plant de cannabis, quelle que soit la raison. Aussi invite-t-elle plutôt les personnes à communiquer aux policiers, le plus fidèlement possible, l'endroit qui fait l'objet de leurs suspicions.

«Les gens doivent être très prudents, poursuit-elle. Souvent en forêt, nous avons vu des pièges à proximité des plantations de marijuana. Nous avons découvert des mécanismes avec armes à feu ou des lames de rasoir installées sur les troncs d'arbres.»

Dans le cadre de l'opération Cisaille, qui est en cours présentement, les citoyens peuvent communiquer avec la SQ au 418 310-4141 de même qu'au 1-800-659-4264.

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