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Un système qui n'aide pas la classe moyenne

Le Quotidien

J'approuve d'emblée le mouvement de contestation des étudiants qui a été démocratiquement décrété. Ces jeunes sur qui le gouvernement envoie ses policiers taper sur la tête ont beaucoup de «supporteurs».  

Je constate que depuis quelques années, les gouvernements ont une forte tendance à utiliser les forces policières afin de taper sur des citoyens qui ne font qu'utiliser le dernier recours devant les sourdes oreilles des nos dirigeants et gouvernements : sortir dans la rue.

Il y a évidemment les casseurs qui se mêlent à tous ces mouvements et qui nuisent parfois considérablement aux différentes causes. La violence engendre la violence. Il serait peut être temps que les forces policières et les gouvernements réévaluent leur façon de faire. Les étudiant feront partie de l'élite de demain, souhaitons qu'ils ne prennent pas exemple sur les façons de faire actuelles!

Je crois que l'éducation devrait être entièrement gratuite sous condition de réussite à tous les niveaux. Un peu comme à Cuba. Une fois le diplôme obtenu, chacun commence à contribuer au système scolaire proportionnellement au salaire que génère son diplôme le reste de sa vie durant. Ainsi, tout le monde, riche ou plus pauvre, aurait une chance égale de bien réussir dans sa vie sans hypothéquer la condition financière de leur famille.

Donc, pour des frais scolaires étalés sur plusieurs années proportionnellement aux gains relatifs à l'emploi, ces frais seraient donc plutôt minimes, puisqu'au lieu de payer beaucoup d'argent durant quelques années d'études, ces même frais seraient en fait répartie sur une période d'une trentaine d'année. Et, tant qu'à faire, pourquoi ne pas revoir la forme de capitalisme «sauvage» qui s'installe confortablement au détriment de la classe moyenne?

Je réfère aux exemples près de nous, soit le conflit à Rio Tinto Alcan Alma et à la fermeture de l'usine Novelis. Les producteurs vont encore faire produire en Chine ce qui peut l'être ici-même et de meilleur qualité, en oubliant bien sûr de nous faire profiter de la baisse importantes de coûts de production qui ne se reflète jamais sur les prix à la consommation.

Tout le monde sait que les Chinois sont à apprendre à fabriquer du papier, de l'aluminium et tous les produits possibles, alors que nous nous apprêtons à leur offrir sur un plateau d'argent le sous-sol du Nord!

Notre économie et notre confort sont devenus dangereusement menacés, en particulier par le système de spéculations boursières qui influence grandement les prix des biens dont nous avons besoin en les tirant à la hausse.

Même Warren Buffet, le troisième homme le plus riche du monde, affirme publiquement que les gens comme lui ne paient pas suffisamment d'impôts et «sous-contribuent» aux finances publiques.

Personnellement, quand je consomme, mon premier critère est que le produit soit fabriqué à tout le moins en Amérique, même si le prix est légèrement plus élevé. Au moins j'encourage ceux qui contribuent fiscalement au pays.

La classe moyenne a été bien tolérante envers le système. En général, c'est elle qui contribue à la production de richesses. Pourtant, elle ne reçoit pas de prime pour avoir bien fait son travail! Je ne comprends donc pas pourquoi les hauts fonctionnaires, les hautes directions universitaires ou industrielles se donnent des millions de dollars en primes de rendement pour tout simplement avoir fait le travail pour lequel ils ont déjà été payés.

Il faut que chacun de nous décide de faire son effort personnel afin de revenir à un équilibre social viable pour tout le monde à court, moyen et long terme. Une économie mondiale n'est pas souhaitable et ne nous donne rien de bon. Souhaitons ardemment que jamais nous ne seront gouvernés par un gouvernement mondial.

Sylvain Côté

Alma

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