Près d'un millier de membres du SNEAA se sont penchés mardi soir sur le dossier de l'Usine Alma, en lock-out depuis le 1er janvier dernier. À l'ordre du jour, un seul point concernait la nature de l'appui qu'ils entendent allouer aux travailleurs almatois lors de leur conflit.
Muet depuis le déclenchement du lock-out, le président Alain Gagnon souhaitait également obtenir le mandat de ses syndiqués avant de se prononcer officiellement sur le dossier.
Jusqu'à l'assemblée de mardi soir, le niveau de solidarité des employés du SNEAA était difficile à prédire en raison des frictions qui divisent les deux entités syndicales depuis le milieu des années 2000. Par leurs chauds applaudissements et un vote massif en faveur de la résolution, les membres du SNEAA ont clairement démontré que toute division fait désormais partie du passé.
La somme d'un million correspond à trois semaines d'indemnités pour les quelque 780 travailleurs almatois, qui reçoivent 450$ chaque semaine.
Joint en fin de soirée, le représentant syndical de l'Usine Alma, Marc Maltais, a refusé de commenter la position de ses collègues du SNEAA. Maltais a préféré attendre l'annonce officielle, qui aura lieu ce matin au terme de l'assemblée dédiée aux travailleurs de nuit du SNEAA.
Alain Gagnon s'est lui aussi montré peu loquace, par respect pour ceux et celles qui participeront à la deuxième rencontre. «Tout ce que je peux dire, c'est que je suis extrêmement satisfait de la participation de mes membres. Nous avons eu une excellente assemblée ce soir», a-t-il déclaré.
Le SNEAA regroupe les 1670 employés syndiqués du Complexe Jonquière, de l'Usine Laterrière, de l'Usine de traitement de la brasque (UTB), de la section jeannoise de Roberval-Saguenay et des bureaux du Centre de recherche et de développement Arvida (CRDA).
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