La solde du policier Simard

Le policier André Simard de la Sécurité publique... ((Archives Le Quotidien))

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Le policier André Simard de la Sécurité publique de Saguenay est accusé de huits chefs agression sexuelle sur sept personnes différentes et de trafic de drogue.

(Archives Le Quotidien)

ISABELLE LABRIE
Le Quotidien

Tant qu'il sera en détention, le policier André Simard de la Sécurité publique de Saguenay, accusé de huits chefs agression sexuelle sur sept personnes différentes et de trafic de drogue, ne recevra aucun salaire de son employeur. S'il est remis en liberté, il recevra une demi-solde durant toute la durée des procédures judiciaires.

Cette décision a été rendue prise hier par le comité exécutif de Saguenay. Elle tient compte de l'article 26.07 de la convention collective de la Fraternité des policiers et policières de Saguenay.  Cet article stipule que l'employeur doit suspendre un employé avec demi-solde pendant une enquête criminelle et ce, jusqu'à ce qu'une décision judiciaire soit rendue.

«Le même article prévoit une suspension sans solde lors d'une incarcération, celui-ci (le policier) n'étant plus disponible au travail. Le policier étant incarcéré depuis le 17 janvier, il est suspendu rétroactivement sans solde depuis cette date, jusqu'à ce qu'une décision soit rendue quant à la requête de remise en liberté», précise le communiqué.

Cette dernière se tiendra lundi.

On se rappellera que le policier Simard  a été arrêté le 18 octobre par la Sûreté du Québec à la suite d'une plainte portée par une présumée victime. Il a été intercepté au volant de sa voiture personnelle. Il n'était pas en fonction cette journée-là.

Comme il oeuvre à titre de policier de la SPS, l'enquête a été confiée à la SQ par souci de transparence. Il a été interrogé et remis en liberté sous promesse de comparaître le 18 janvier 2011. Il devait respecter certaines conditions, dont celle de ne pas consommer d'alcool. Comme il n'a pas respecté cet engagement, il a été arrêté le 17 janvier. Pendant ce temps, les enquêteurs de la SQ ont poursuivi leur travail. Ils ont appris que l'homme aurait fait d'autres victimes, d'où les accusations supplémentaires. Il avait été suspendu par la Ville avec solde le 27 octobre.

André Simard est à l'emploi de la Ville de Saguenay depuis le 28 mai 1997. Il a obtenu son statut de permanent en septembre 2000.

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