(CHICOUTIMI) « La suggestion de la Couronne est plus réaliste et appropriée «, a commenté le juge Pierre Simard de la Cour du Québec après avoir entendu les représentations des avocats de la défense et de la Direction des poursuites criminelles et pénales. En raison des nombreux antécédents de Dave Gaudet-Gingras, le juge lui impose 36 mois d'incarcération pour une série de délits incluant des vols, du recel, l'utilisation de cartes de crédit volées, de l'entrave, un parjure, une évasion et une conduite pendant interdiction en 2009.
Gaudet-Gingras a plusieurs antécédents d'incarcération variant de neuf à 13 mois de prison.
Sentence sévère?
La sentence peut paraître sévère aux yeux de la défense qui préférait une peine de 24 à 30 mois, mais il faut savoir que le récidiviste va profiter de l'ancien régime au temps de détention compté en double en se faisant reconnaître l'équivalent de 20 mois de prison pour compenser les 10 mois passés en attente de régler tous ses dossiers.
L'ensemble des délits de Gaudet-Gingras ont été perpétrés avant l'entrée en vigueur des amendements qui ont modifié cette pratique jugée trop favorable à ceux qui étiraient inutilement les procédures.
L'an dernier, Gaudet-Gingras a été arrêté pour avoir conduit pendant une interdiction et s'être enfui d'une autopatrouille en pendant que les policiers finissaient leur travail. Un complice lui avait alors ouvert la porte. À deux occasions, il a donné un faux nom pour brouiller les pistes et il a tenté de se faire passer pour un autre qui avait moins de dossiers que lui dans l'espoir de recevoir une sentence plus clémente. Aucun de ces grossiers stratagèmes n'a donné de résultat positif pour le récidiviste.
Le tribunal a évalué qu'il ne démontre aucun respect pour les règles sociales.
Le principal intéressé n'a pas bronché pendant l'audition de sa sentence.