Simple Plan: le groupe globe-trotteur

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Au milieu de sa tournée mondiale, le groupe Simple Plan sera en spectacle au Centre Bionest de Shawinigan ce mercredi 29 février.

Marie-Josée Montminy

Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Depuis mai 2011, les gars de Simple Plan ont visité 24 pays et en mai 2012, le total atteindra 32. «C'est quand on se fait rappeler des statistiques comme celles-là qu'on réalise qu'on est chanceux», confiait Sébastien Lefebvre au début du mois, quelques jours après le retour du groupe d'une tournée en Asie, et à quelques semaines de son passage au Centre Bionest de Shawinigan qui est prévu mercredi.

Le calendrier des spectacles de la formation depuis le début de la tournée Get Your Heart On est révélateur du développement international de sa carrière: entre des spectacles à Tokyo, Varsovie, Paris, New York, Londres, Prague, Frankfort, Melbourne, Sao Paulo, Mexico, Taipei, Hong Kong, Shanghai, Kuala Lumpur et Jakarta se glissent des dates à Rimouski, Chicoutimi et Shawinigan...

D'ici mai prochain, le tour de la planète sera complété par des escales en Espagne, en Autriche, en Russie et en Scandinavie. Depuis le lancement de leur premier album en 2002, les cinq membres de Simple Plan ont présenté des spectacles dans 45 pays. Cet intérêt planétaire s'est manifesté assez tôt puisque, comme le rappelle Sébastien, la première tournée du groupe à guichets fermés s'est déployée au Japon.

«Tout ça rend très humble. Quand on va en Asie et qu'on est dans l'avion pendant 24 heures, on se souvient qu'on était un band qui jouait dans un sous-sol de banlieue et on se considère extrêmement chanceux. Ça n'a aucun sens!», répond Sébastien quand on lui demande si ses compagnons et lui auraient pu imaginer, dans leurs rêves les plus fous, remplir les arénas et auditoriums des plus grandes capitales du monde.

À 30 ans, Sébastien Lefebvre est le plus jeune des cinq trentenaires qui composent le groupe formé au tournant des années 2000 tel qu'on le connaît aujourd'hui. Pierre Bouvier et Chuck Comeau avait déjà joué dans un groupe ensemble au milieu des années 1990.

Le batteur Chuck Comeau a rencontré les guitaristes Jeff Stinco et Sébastien Lefebvre après avoir quitté le groupe en question, puis a retrouvé Pierre Bouvier, guitariste et chanteur, par la suite. Le bassiste David Desrosiers s'est joint au quatuor pour former Simple Plan.

Du premier album (No Pads, No Helmets... Juste Balls) sont issus les succès I'm Just a Kid, I'd Do Anything et Perfect. En 2004, un second album paraissait, Still Not Getting Any..., ajoutant Welcome to My Life à la liste des titres que les fans entonnent à l'unisson lors des spectacles. Le troisième opus a vu le jour en 2008, et le plus récent en juin 2011.

Qu'ils soient coréens, australiens ou suisses, les fans de Simple Plan expriment leur ferveur sans différence culturelle marquée, selon Sébastien Lefebvre. «À la base, les gens qui viennent à nos spectacles sont des fans. Ils chantent, ils sautent. Mais... à bien y penser, au Brésil, par exemple, c'est juste carrément fou. Les fans crient, nous courent après! Au Japon, ils sont tous cordés et ils chantent avec nous, mais gardent le silence quand on parle entre les chansons», observe-t-il après réflexion.

Et dans tout ce dépaysement et cette effervescence interculturelle, comment le quintette perçoit-il un concert à Chicoutimi ou à Shawinigan? «Ça fait chaud au coeur. C'est juste le fun de jouer devant des fans loyaux».

L'importance des fans

Le mot «fans» revient souvent dans le discours du guitariste de Simple Plan. Une visite du site Internet du groupe démontre l'importance qu'ils revêtent pour Sébastien, Chuck, Jeff, David et Pierre.

L'onglet «communauté» regroupe des centaines de vidéos et des milliers de photos prises par des admirateurs, en plus des espaces de discussion où ils peuvent s'exprimer. Les onglets photos et vidéos comprennent également des items captés par des fans.

«C'est à cause d'eux qu'on est là. C'est comme un cercle. Nous sommes là pour eux, ils sont là pour nous. On est fiers d'être accessibles. On est le genre de groupe qu'on aurait aimé avoir comme fans», soutient Sébastien, en soulignant que des séances de signatures d'autographes sont toujours prévues après les spectacles.

Ce lien entre Simple Plan et ses fans a été exposé dans le documentaire Je suis fan, réalisé par Yanie Dupont-Hébert. Diffusé en janvier à RDI, entre autres, le documentaire montre l'intensité de la relation qui unit les admirateurs de Roch Voisine, Paul Anka et Simple Plan à leurs idoles. On peut y voir la proximité qu'entretiennent les membres de Simple Plan avec leurs fans, dont certaines les suivent depuis une décennie.

Cette intimité, Simple Plan est même allé jusqu'à la solliciter pour l'écriture d'une des pièces du dernier album. Inspirés par la multitude de lettres d'admirateurs exprimant l'influence que leur musique avait eue dans leur vie, les gars du groupe ont lancé un appel via Twitter disant, en gros: Confiez-nous comment notre musique vous a accompagnés à travers les années et nous en ferons une chanson. C'est avec une sélection de la multitude de tweets reçus que This Song Saved My Life a été écrite.

Les fans revêtent une grande importance pour les... (Photo: Sylvain Mayer) - image 2.0

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Les fans revêtent une grande importance pour les membres de Simple Plan.

Photo: Sylvain Mayer

L'implication sociale

En évoquant la création de la Fondation Simple Plan, les membres du groupe mentionnent encore leurs fans.

«Nous avons lu des milliers de lettres et de courriels de nos fans, provenant des pays les plus divers; nous les avons aussi rencontrés lors de nos spectacles. Nous savons donc très bien à quel point le passage à la vie adulte peut parfois être difficile pour ces jeunes», peut-on lire sur le site.

«Cela nous brise le coeur de voir qu'autant d'entre eux doivent lutter pour leur survie, alors qu'ils se sentent déprimés, perdus ou malades. Nous voulons que notre fondation les aide à trouver leur voie, en leur rappelant qu'il y a toujours de la lumière au bout du tunnel, que les choses peuvent s'arranger. Nous croyons sincèrement que tous les enfants, partout dans le monde, ont droit à une enfance heureuse», est-il aussi écrit à propos de la fondation créée en 2005.

Le groupe s'est entre autres associé à des causes comme MADD (Mothers against drinking and driving), Éduc'alcool, Rêves d'enfants, Make a Wish et Leucan, en plus de participer à des activités de financement d'organismes tels le Centre de cancérologie Charles-Bruneau ou pour venir en aide à des populations affectées par des sinistres dont celui qui a frappé Haïti en 2010.

«Nous sommes très privilégiés d'être rendus où on est. On a visité des jeunes dans des hôpitaux, et la maladie a touché des membres de nos familles, alors on a voulu aider plus concrè-

tement avec la fondation. On aide principalement des causes qui touchent les jeunes malades ou qui vivent des troubles sociaux», explique Sébastien Lefebvre au bout du fil.

En septembre dernier, Simple Plan s'est uni à l'Orchestre symphonique de Montréal, le temps d'un concert dont les profits ont été versés à la fondation du groupe.

Et plus récemment, les membres se sont associés à Sher-Wood Hockey et Équipements de hockey Pro Hockey Life pour la création d'un bâton de hockey unique identifié au groupe. Les profits des ventes seront versés à la Fondation Simple Plan.

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