Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap: un futur lieu historique

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La Ville de Trois-Rivières a l'intention de citer le sanctuaire Notre-Dame du Cap comme lieu historique.

Andréanne Lemire, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Le sanctuaire Notre-Dame-du-Cap est un des sites religieux les plus visités du Québec. Chaque année, près de 400 000 personnes s'y rendent comme pèlerins ou touristes. Consciente de l'attrait touristique de ce lieu et de son potentiel, la Ville de Trois-Rivières a l'intention de lui accorder une citation à titre de lieu historique.

La maison Rocheleau fait également partie du projet... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste) - image 1.0

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La maison Rocheleau fait également partie du projet de citation de la Ville de Trois-Rivières.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

Le conseil municipal a présenté lundi soir un avis de motion afin de citer trois bâtiments ou sites du secteur Cap-de-la-Madeleine comme lieu historique en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel.

En plus du sanctuaire et du quai adjacent, les élus ont l'intention de reconnaître l'importance de la maison Rocheleau construite en 1742, aussi connue comme le manoir des Jésuites, ainsi que du parc du Moulin et ses lacs artificiels dans l'histoire de Cap-de-la-Madeleine.

«C'est une réalité que ce sont des lieux et bâtiments patrimoniaux», soutient d'emblée le maire de Trois-Rivières. 

Yves Lévesque espère que cette procédure de citation municipale permettra d'obtenir de l'aide financière qui dynamiserait le secteur. Il indique notamment qu'un projet de restauration des lacs artificiels est en cours, mais que d'autres projets pourraient suivre.

«Cette citation ouvre la porte à des subventions», ajoute-t-il en précisant que cette disposition engendre le resserrement des règles quant aux éventuels travaux sur les bâtiments visés afin de conserver leur valeur historique.

«Nous les considérons déjà comme des bâtiments patrimoniaux. Alors, pourquoi se couper de subventions possibles?» 

La citation municipale ne concerne pas les résidences privées. Les citoyens propriétaires de bâtiments dans ce secteur de Trois-Rivières ne seront pas concernés par les contraintes inhérentes à cette dénomination. 

Cette volonté de citer le sanctuaire comme lieu historique est bien sûr accueillie très favorablement par la direction du site religieux. On y voit une façon de reconnaître l'importance du site pour le développement de Cap-de-la-Madeleine, mais aussi de son pouvoir d'attraction touristique sans égal à Trois-Rivières.

«Le sanctuaire a été au coeur de l'histoire de Cap-de-la-Madeleine. Tout ce qui peut améliorer le secteur, nous sommes favorables. Nous sommes après tout l'endroit qui attire le plus de visiteurs à Trois-Rivières», souligne le responsable des communications du sanctuaire, Pierre Montreuil.

«Il s'agit du berceau du Cap-de-la-Madeleine. Ce projet de citation est en effet une occasion de développer des projets», affirme de son côté la conseillère du district du Sanctuaire, Sabrina Roy, qui souhaite qu'il s'agisse d'un point de départ pour revitaliser le secteur. 

Si elle est adoptée par les élus trifluviens dans les prochaines semaines, la citation de lieu historique pourrait également être à l'origine d'un pôle touristique plus important.

«Imaginez un parcours touristique qui permettrait aux visiteurs de marcher dans les jardins du sanctuaire, se rendre vers la maison Rocheleau puis vers le parc du Moulin avec ses lacs artificiels», ajoute Pierre Montreuil.

«Le chapelet des trois lacs artificiels a été construit par les Madelinois à la suite de la crise économique. Et il y avait un moulin avant dans le parc du même nom. [...] Mais nous sommes conscients que les deux lacs qui appartiennent à la Ville ont besoin d'amour.»

La région a plusieurs sites religieux majeurs qui peuvent intéresser des touristes. Pierre Montreuil cite en exemple le musée du monastère des Ursulines, les vitraux de la cathédrale de Trois-Rivières, les églises de la MRC des Chenaux ainsi que les oeuvres d'Ozias Leduc à Shawinigan.

«Nous avons des attraits culturels et religieux majeurs qui peuvent garder les touristes plus longtemps dans la région», estime-t-il.

Par ailleurs, la direction du sanctuaire sait que ses jardins sont très fréquentés par les Trifluviens. Elle souhaite par conséquent rendre le site encore plus agréable. C'est d'ailleurs dans cette optique qu'un piano public y sera installé l'été prochain.




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