Jeux d'eau: Pierre-Luc Fortin s'interroge sur la pertinence du projet

Le conseiller municipal du district Des Estacades, Pierre-Luc... (Archives Le Nouvelliste)

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Le conseiller municipal du district Des Estacades, Pierre-Luc Fortin, votera lui aussi contre les jeux d'eau à l'Amphithéâtre Cogeco.

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(Trois-Rivières) Le conseiller municipal Jean-François Aubin ne sera pas le seul, lundi prochain, à s'opposer au projet de règlement visant à faire installer des jeux d'eau sur l'esplanade de l'Amphithéâtre Cogeco.

Son collègue du district Des Estacades Pierre-Luc Fortin a fait savoir, dans une lettre ouverte publiée dans Le Nouvelliste de mardi, qu'il s'y opposerait lui aussi, remettant en question la pertinence de cette dépense à cet endroit précis.

Dans son texte, Pierre-Luc Fortin a notamment indiqué que selon lui, certains projets pourraient être réalisés avec le budget de 1,8 M$ réservé à ces jeux d'eau, projets qui répondraient davantage aux besoins des jeunes familles, comme des travaux au parc de l'Île Saint-Quentin, la revitalisation du parc Du Moulin ou encore une piscine intérieure dans le secteur est de la ville.

Mais il déplore aussi le virage évident et brusque de «fontaine» à «jeux d'eau» pour rendre le projet plus attrayant politiquement.

«Au départ, on parlait vraiment d'une fontaine. C'est clair qu'en empruntant le discours familial, personne ne pourra être contre ça. Mais si on veut un parc où les jeunes enfants pourront se baigner, il faudra penser aménager des toilettes, des vestiaires, des zones ombragées. L'esplanade de l'Amphithéâtre n'est vraiment pas le bon endroit pour ça», croit Pierre-Luc Fortin, qui rappelle que deux autres jeux d'eau sont disponibles dans un rayon de moins de 500 mètres de l'endroit soit à la place Pierre-Boucher et dans l'allée des Commissaires.

Pierre-Luc Fortin rejette du revers de la main tout argument lui prêtant des intentions politiques dans ce dossier, à moins d'un an de l'élection municipale. «Je me serais positionné sur ce dossier de la même manière à n'importe quel moment», assure-t-il.

Appui

Le conseiller municipal de Marie-de-l'Incarnation Jean-François Aubin, qui a annoncé lors de la dernière séance du conseil qu'il s'opposerait à ce projet de règlement, reçoit l'appui manifesté par Pierre-Luc Fortin comme une bonne nouvelle.

«C'est bon qu'on puisse amener une certaine réflexion sur la place publique, et j'espère que d'autres conseillers municipaux feront aussi le travail de réflexion sur le sujet. On n'a qu'à regarder la réaction des gens sur les réseaux sociaux, et c'est majoritaire que les gens n'en veulent pas. Il y avait longtemps que je n'avais pas vu une aussi forte réaction sur un sujet, mis à part la fluoration», constate Jean-François Aubin. 

Le conseiller municipal rappelle que même si la très grande majorité des résolutions passées au conseil municipal sont votées à l'unanimité, cela ne veut pas dire qu'aucun débat ne se passe à l'interne. 

«En séance de travail, nous avons souvent eu de bonnes discussions, et en général on en arrive toujours à une forme de compromis qui fait qu'en séance publique, le vote est unanime. Dans ce cas, je ne sentais pas beaucoup d'ouverture à l'interne. Je ne pouvais pas faire autrement que de manifester mon désaccord. Puis, on a choisi de changer de terminologie (de fontaine à jeux d'eau) parce que ça se vendrait mieux dans la population. C'est un discours politique pour faire passer une idée», croit Jean-François Aubin.

Le Nouvelliste a tenté de joindre le maire Yves Lévesque pour obtenir ses commentaires, mais sans succès.

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