Parc de véhicules récréatifs: Trois-Rivières abandonne le projet

L'un des promoteurs, Marcel Gauvin, a voulu présenter... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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L'un des promoteurs, Marcel Gauvin, a voulu présenter une pétition de plus de 130 personnes en faveur de son projet, mais le conseil a refusé d'aller plus loin.

François Gervais, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Le projet de parc de véhicules récréatifs sur la rue Saint-Hilaire, dans le secteur Sainte-Marthe-du-Cap, ne verra pas le jour.

Le conseil municipal de Trois-Rivières a décidé, lundi soir, de ne pas aller plus loin avec ce projet, qui soulevait une vive opposition dans le voisinage immédiat, soit les rues Saint-Hilaire et des Bosquets. Une décision qui n'a pas fait l'affaire des promoteurs, présents à l'assemblée du conseil.

On se souviendra que ce projet aurait pu permettre à une centaine de véhicules motorisés de s'installer sur ce terrain situé dans un quartier résidentiel. Les promoteurs ont expliqué, lors d'une rencontre tenue jeudi soir à l'attention du voisinage, qu'il s'agissait principalement de retraités vivant en Floride l'hiver qui souhaitaient avoir une adresse au Québec l'été sans avoir de maison à entretenir. Le projet comprenait aussi l'aménagement de terrains de tennis, d'une buanderie et d'une piscine.

Or, le conseiller municipal du secteur, Daniel Cournoyer, dit avoir senti une vive opposition du voisinage, et mentionne avoir recommandé au conseil de ne pas aller plus loin pour représenter la majorité.

«Ma fonction est de défendre les citoyens, et les citoyens qui sont limitrophes sont vraiment contre le projet. Ils vivent là en campagne et il y avait une forte opposition là-dessus, et mon travail est de représenter la majorité des citoyens alors c'est ce que je fais», a indiqué M. Cournoyer.

L'un des promoteurs, Marcel Gauvin, s'est pourtant présenté à la séance du conseil, brandissant une pétition de plus de 130 noms de personnes du secteur se disant en faveur du projet. «On m'a dit qu'il fallait que j'aille me chercher des appuis. J'aimerais savoir sur quoi vous vous basez pour prendre votre décision. Vous rejetez mon projet uniquement sur la voix de ceux qui sont contre», a-t-il questionné.

Le maire suppléant René Goyette a indiqué qu'à cette étape-ci, aucune pétition n'avait de valeur légale, puisque le conseil décidait simplement de ne pas aller en seconde lecture du projet et qu'elle abandonnait avant même l'ouverture d'un registre. Devant ce refus du conseil, le promoteur a quitté les lieux, visiblement choqué.

Des citoyens opposés au projet et présents dans la salle, eux, se sont montrés soulagés du dénouement.

«La conclusion c'est que le conseil a entendu les inquiétudes des citoyens du quartier. Nous étions inquiets que quelque chose qui pouvait déranger la tranquillité du quartier vienne s'installer alors qu'on est dans un quartier résidentiel», souligne Jacinthe Lafrance, résidente de la rue Saint-Hilaire.

Son conjoint Luc Morissette s'est pour sa part dit très heureux de constater que le conseil avait été à l'écoute des citoyens. «Tout le monde était contre mais on pensait que ça ne donnerait rien. On est très heureux de voir que ça a arrêté», a-t-il ajouté.

Pour le conseiller Daniel Cournoyer, le refus du conseil n'a rien à voir avec la qualité du projet. «C'était un excellent dossier, mais il était simplement au mauvais endroit», a-t-il fait savoir.

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