«Vision vers 2030»: Trois-Rivières à l'écoute de ses citoyens

Plusieurs représentants de la Ville de Trois-Rivières étaient... (Photo: Francois Gervais)

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Plusieurs représentants de la Ville de Trois-Rivières étaient présents pour entendre les commentaires et suggestions des citoyens sur le schéma d'aménagement et de développement «Vision vers 2030».

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(Trois-Rivières) Le développement et l'aménagement du territoire trifluvien pour les quinze prochains années était au coeur des préoccupations, mardi soir, à l'occasion de la première de deux séances de consultations publiques pour la Ville de Trois-Rivières.

Dans le cadre de l'adoption de son schéma d'aménagement et de développement révisé, aussi appelé «Vision vers 2030», la Ville a entendu les préoccupations des citoyens sur les différentes orientations et idées qui pourront former le prochain plan d'urbanisme de la Ville.

Ils étaient à peine une trentaine à s'être déplacés au Centre Des Ormeaux pour cette première consultation, mais l'intérêt pour les points discutés n'en était pas moins grand, a-t-on pu constater.

À travers sept grands thèmes visés pour lesquels des orientations ont été énoncées, les citoyens ont pu se prononcer sur l'organisation spatiale, les affectations du territoire, la gestion de l'urbanisation, le territoire rural et agricole, les territoires d'intérêt, les contraintes de développement ainsi que l'organisation du transport sur le territoire de Trois-Rivières.

Au niveau de l'affectation du territoire, le sort de l'île Saint-Christophe a particulièrement retenu l'attention des citoyens lors de cette rencontre. L'île, sur laquelle on retrouve présentement le club de golf Métabéroutin, semble en effet se retrouver dans un flou en terme de planification de l'urbanisme, selon ce qui a été présenté mardi soir.

Alors qu'on lui attribue une affectation urbaine, contrairement à ses îles soeurs du delta du Saint-Maurice, on la classe également comme étant un territoire d'intérêt écologique. Une contradiction que n'ont pas manqué de soulever deux citoyens, André Carle et Yves Roy.

«Ce que je vois ce soir, c'est qu'il n'y a pas d'outil pour contrer le développement urbain sur l'île Saint-Christophe. Il y a un flou et il ne devrait pas y en avoir», mentionne André Carle. «Le grand delta mérite d'être protégé, un point c'est tout», a ajouté Yves Roy. Des remarques qui ont interpellé les responsables de l'aménagement à la Ville, eux qui pourraient en effet clarifier cette question avant l'adoption du plan d'urbanisme.

La question du transport a également soulevé plusieurs questions. Alors que 84,4 % des déplacements sur le territoire se font avec l'automobile, la Ville compte, pour le futur, favoriser les modes de transport alternatifs à l'auto solo, en plus d'assurer une desserte optimale du noyau urbain central en transport en commun, tout en desservant les secteurs périphériques par des taxibus ou des alternatives équivalentes.

Autrement dit, dans un futur proche, la STTR sera appelée à adapter l'offre à la demande, mais également les modes de transports offerts sur le territoire.

Plusieurs citoyens sont alors intervenus afin d'encourager le développement des réseaux de transports actifs, tels que les pistes cyclables qui, pour Claude Ferron, devraient être davantage axées pour être utilitaires plutôt que simplement récréatives.

«Il n'existe aucun tronçon est-ouest. Pourtant, il s'agit d'un mode de transport de plus en plus utilisé et, en bout de ligne, c'est toute la population qui va économiser», souligne-t-il. André Carle a ajouté l'intérêt de voir un lien inter-rives cyclable et piétonnier se développer au nord de la ville, vers le pont Radisson.

Ces consultations ont aussi permis d'apprendre que la Ville souhaite consolider les trois pôles commerciaux déjà existants, soit le boulevard des Récollets, le secteur du centre commercial Les Rivières ainsi que les rues Vachon et Barkoff. Toutefois, elle entend aussi faire du District 55 un nouveau pôle commercial, en plus de rétablir un pôle urbain de services au coeur des premiers quartiers de Cap-de-la-Madeleine.

En ce qui concerne le développement résidentiel, les projections de la Ville et de l'Institut de la statistiques du Québec semblent complètement à l'opposé. Si la Ville envisage la construction de 12 944 nouveaux logements en 15 ans, l'ISQ prévoit quant à elle 4000 logements pour la même période. Toutefois, la planification d'ici 2030 pour le développement résidentiel se fera en trois phases, dont la première pourrait comprendre 6221 logements situés dans des zones bien définies. 

Dans sa volonté de mettre en valeur les territoires d'intérêts, la Ville souhaite protéger et mettre en valeur les bâtiments ayant une valeur patrimoniale supérieure ou exceptionnelle. Pas moins de 250 de ces bâtiments ont été identifiés sur le territoire de Trois-Rivières. La Ville souhaite également préserver l'intégrité architecturale distinctive du centre-ville, mais aussi reconnaître la biodiversité en milieu urbain et en assurer la protection.

Une autre séance de consultation se tiendra ce mercredi 28 septembre à 19 h au Pavillon Maurice-Pitre du parc Laviolette, dans le secteur Trois-Rivières-Ouest. La population est invitée à s'y rendre pour faire entendre ses préoccupations.

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