Trois-Rivières ferme la porte à Bacon

Catherine Richard-Daigneault alors qu'elle présentait Bacon au maire... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Catherine Richard-Daigneault alors qu'elle présentait Bacon au maire Yves Lévesque en marge d'une séance du conseil municipal.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Société protectrice des animaux de la Mauricie est allée vérifier, jeudi, si Catherine Richard-Daigneault s'était bel et bien conformée à l'ultimatum de la Ville de Trois-Rivières de se départir de Bacon, son microcochon.

La propriétaire avait jusqu'au 20 septembre pour se défaire de l'animal ou le confier à quelqu'un d'autre. Jeudi, elle l'avait toujours en sa possession et la SPAM lui a remis un constat d'infraction de 76 $. S'il y a récidive, elle recevra un nouveau constat de 148 $, indique la porte-parole de l'organisme, Sarah-Lise Hamel.

De son côté, malgré les démarches de Mme Richard-Daigneault auprès du conseil municipal, il y a quelques semaines, le maire Yves Lévesque affirme qu'il n'est absolument pas question de modifier la réglementation sur les animaux domestiques pour permettre les microcochons en zone urbaine.

«Ce sera au juge à trancher si le microcochon est un animal domestique ou non», résume-t-il.

Mme Richard-Daigneault a le droit, en effet, de contester son constat d'infraction devant la cour municipale, explique Sarah-Lise Hamel. La Ville peut émettre plusieurs constats jusqu'à ce que la personne se conforme à la réglementation.

Notons que malgré plusieurs tentatives, il a été impossible de parler à la propriétaire de Bacon mercredi et jeudi.

Le maire se montre inflexible, dans ce dossier. «Il y a un mois, on a eu les poules. Là il y a les cochons. Pourquoi pas une vache? L'argument était bon pour les poules. Ça fait des oeufs, c'est le fun. Un cochon, c'est le fun. On peut le garder dans la maison ou dans la cour.

Mais là, un cheval aussi c'est le fun, c'est beau. Une vache aussi. C'est bon pour l'environnement. Ça mange le gazon donc plus de tondeuses, plus de bruit. Ça donne du lait. Une vache ne fait pas plus de bruit qu'un cochon. Les arguments sont tous bons. J'ai été élevé sur une ferme», plaide M. Lévesque, «mais on vit en ville», fait-il valoir.

«Ça commence où et ça finit où? On a de la misère à gérer les chiens et les chats», argumente le maire.

«Qu'arrive-t-il à Pâques? Les gens achètent des petits poussins. Quand ils ne veulent plus les avoir, ils les envoient à la SPA», illustre-t-il.

Même si la Ville faisait exception sur la garde des microcochons pour les gens qui ont une maison unifamiliale, le maire estime que le problème resterait intact. Si le couple se sépare, que fait-il du cochon? Il ne peut l'emmener en appartement», plaide-t-il.

«Là, on est rendu que la campagne s'en va en ville et la ville à la campagne», déplore le maire qui rappelle que les problèmes d'animaux domestiques sont déjà suffisants tels qu'ils le sont actuellement, notamment avec le cas des races de chiens soi-disant dangereuses qui font actuellement l'objet d'une analyse de la part du gouvernement du Québec.

Le maire reconnaît que certaines villes ont une tolérance envers les microcochons. «Une tolérance, ça veut dire que s'il y a une plainte, ils vont appliquer le règlement», dit-il.

Si la SPAM s'est rendue chez la propriétaire de Bacon, c'est qu'il y a eu une plainte, fait valoir le maire.

La SPAM s'est rendue au domicile de Mme Richard-Daigneault une première fois mercredi. 

«On lui a laissé la journée complète de mardi pour pouvoir lui permettre de se départir de Bacon. Nous sommes allés faire une visite hier (mercredi). Elle était absente de son domicile. Nous avons pris rendez-vous avec elle pour la rencontrer aujourd'hui (jeudi)», dit-elle.

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