Fluoration: la CTETS exige un moratoire d'urgence

La CTETS a réclamé un moratoire d'urgence sur... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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La CTETS a réclamé un moratoire d'urgence sur les travaux relatifs à la fluoration de l'eau potable.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) La Coalition trifluvienne pour une eau très saine (CTETS) réclame un moratoire d'urgence sur les travaux relatifs à la fluoration de l'eau potable.

Lors d'une intervention au conseil municipal, mardi soir, la Coalition a signifié son grand malaise face à une correspondance intervenue entre l'hôtel de ville et le ministère de la Santé, et dont elle a obtenu copie par l'accès à l'information.

La lettre, datée du 8 juillet dernier et signée par le directeur national de la Santé publique, Horacio Arruda, indique qu'une rencontre serait souhaitée avec le maire pour «explorer des avenues de solutions afin de consolider et d'harmoniser nos efforts pour augmenter l'acceptabilité auprès de certains groupes de votre municipalité». Un passage qui a fait bondir les opposants à la fluoration, qui y voient davantage une tentative de propagande que d'information à la population en général.

«La CTETS juge que cette lettre va à l'encontre des objectifs de la résolution adoptée à l'unanimité par le conseil le 4 juillet dernier, laquelle invite plutôt le MSSS à consulter les Trifluviens et informer la Ville que la nécessaire condition de l'acceptabilité sociale a été rencontrée pour la fluoration», fait savoir la Coalition, qui rappelle que tout près de 20 000 personnes ont signé la pétition contre la fluoration de l'eau potable, preuve que l'acceptabilité sociale n'est pas atteinte.

De son côté, le maire a coupé court à l'argumentaire du groupe, rappelant que deux votes majoritaires du conseil avaient déjà tranché la fluoration de l'eau potable. «Il n'y aura pas de moratoire. Il y a eu un vote, l'entente est signée et va être respectée. Si vous avez de l'information à transmettre, allez le faire au ministère», a-t-il fait savoir, se faisant répondre que c'était inutile puisque la décision finale revenait quand même aux élus municipaux.

Hydrocarbures

Un autre groupe de citoyens venus pour obtenir des réponses au sujet de la position de la Ville tant sur le projet de loi 106 sur l'application de la politique énergétique que sur le projet d'oléoduc Énergie Est, ont aussi vu leurs interventions être écourtées.

Une citoyenne, France Guimond, s'est dite surprise que la Ville n'ait pas souhaité intervenir dans le dossier des consultations entourant l'oléoduc, d'autant plus que ce dernier devrait ceinturer la ville de Trois-Rivières sur 37 kilomètres, et passer en amont de la prise d'eau potable dans la rivière Saint-Maurice. Ce à quoi le maire a répondu faire confiance aux autorités en place, et que le risque était tout de même beaucoup moins grand avec l'oléoduc qu'avec tout autre moyen de transport du pétrole.

De son côté, Marc Brullemans estime que la Ville aurait dû se prononcer au sujet du projet de loi 106, alors que plus de 80 % du territoire de Trois-Rivières serait sous permis des compagnies pétrolières et gazières, et que de l'exploration et même des forages pourraient survenir à tout moment. «Est-ce que la fracturation hydraulique est moins risquée pour la ville de Trois-Rivières qu'une mine d'ocre, d'or ou autre», a-t-il tenté de savoir.

Il s'est d'ailleurs montré surpris, voir découragé, du peu d'intérêt que semblait soulever cette question au conseil de ville, étant donné qu'elle touchait l'ensemble des citoyens. Le maire Yves Lévesque estime pour sa part que ce n'est pas au conseil municipal que ces questions devraient être adressées, mais aux paliers supérieurs de gouvernements.

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