Des Tasers à Trois-Rivières?

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Le nouveau directeur de la police de Trois-Rivières, René Martin, a reçu la bénédiction du directeur sortant de la Sécurité publique, Francis Gobeil.

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(Trois-Rivières) Les nouveaux directeurs de la police et de la sécurité incendie de Trois-Rivières ont été assermentés mercredi.

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Le directeur de la sécurité incendie et de la sécurité civile, Dany Cloutier, lors de son assermentation. 

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René Martin, le nouveau directeur de la police, et Dany Cloutier, le directeur de la sécurité incendie et de la sécurité civile, ont prêté serment et remplacent le directeur sortant de la Sécurité publique, Francis Gobeil. Souhaitant doter les policiers de nouveaux outils, René Martin se dit intéressé par l'utilisation du pistolet à impulsions électriques. 

Devant les difficultés que représentent les interventions auprès de personnes en crise, le nouveau directeur de la police note en effet que l'utilisation du Taser Gun sera envisagée. 

«On a créé un comité il y a quelques semaines. Nous sommes alertes au niveau des entreprises qui offrent ce produit et nous allons faire des vérifications auprès des autres services de police. Il n'est pas impossible que dans un futur assez proche on puisse se doter de cet outil», affirme René Martin. 

«Le comité va faire un rapport sur les besoins du service de police de Trois-Rivières.»

Si la police de Trois-Rivières décide en effet d'utiliser le pistolet électrique, il sera le deuxième corps policier dans la région à le faire.

Rappelons qu'en octobre dernier, la Sûreté du Québec a annoncé la mise en place d'un projet pilote pour l'utilisation du pistolet à impulsions électriques par les policiers du poste de Shawinigan. 

Bien qu'il n'affirme pas vouloir doter les policiers de Trois-Rivières de caméras corporelles dans un proche avenir, René Martin indique qu'il s'intéressera à l'utilisation de cet outil par les autres services de police au Canada. 

En 2015, les services de police et de sécurité incendie, autrefois réunis dans la Sécurité publique, ont été scindés en deux entités. Afin de constituer un service incendie indépendant, la Ville a dû investir d'importantes sommes en infrastructure, notamment avec la construction de nouvelles casernes. 

Maintenant que la séparation est complétée, le nouveau directeur de la police souhaite que des investissements dans les infrastructures de son service soient réalisés. 

«Notre quartier général date de 1987. Nous regardons la possibilité d'avoir une mise à niveau du bâtiment. Nous allons aussi regarder pour regrouper l'ensemble du personnel sous le même toit», soutient celui qui a commencé sa carrière de policier en 1986 dans l'ancienne Ville de Trois-Rivières-Ouest. 

«Nous allons demander à la Ville d'étudier nos besoins en terme de locaux. Et évidemment, la décision finale va au conseil municipal.» 

Le quartier général de la police de Trois-Rivières doit être modernisé, souligne le directeur Martin, notamment en raison de l'évolution des lois. Les cellules sont actuellement placées au centre du bâtiment, ce qui est problématique.

«Le poste a été construit à l'époque pour 130 ou 140 personnes. Nous sommes plus de 200 ou 250 à l'utiliser maintenant. Éventuellement, il faudra prévoir, notamment pour répondre aux exigences de la loi et de nos besoins opérationnels, un agrandissement ou une modification du bâtiment», estime René Martin. 

De son côté, le directeur de la sécurité incendie et de la sécurité civile, Dany Cloutier, note que les équipements de son service sont adéquats. Il ne prévoit pas de nouveaux investissements dans les infrastructures dans un avenir rapproché.

«Les priorités seront de faire adopter le deuxième schéma de couverture de risques qui vient d'être déposé au ministère de la Sécurité publique et maintenir les activités de prévention. On a vu les effets probants dans la dernière année de la prévention», estime Dany Cloutier. 

L'assermentation des deux nouveaux directeurs signifiait, d'une façon plus officielle, le départ à la retraite de Francis Gobeil. Celui qui a été 17 ans à la tête du service de police trifluvien et connu une carrière de 40 ans affirme partir la tête haute et avec le sentiment du devoir accompli.

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