Yves Lévesque suit de loin les assises de l'UMQ

Yves Lévesque... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Yves Lévesque

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Ayant claqué la porte de l'Union des municipalités du Québec l'an dernier, c'est à distance et par le biais des médias que le maire Yves Lévesque suit les assises de l'UMQ, qui se tiennent actuellement à Québec.

Le maire de Trois-Rivières se dit d'ailleurs impatient de connaître le dénouement des discussions qui entourent le pacte fiscal, mais surtout la capacité de négociation des municipalités avec leurs employés.

«J'ai hâte de voir», a-t-il répété à maintes reprises, lorsque questionné sur le sujet mercredi. «C'est un enjeux majeur, et le gouvernement doit nous donner les outils nécessaires pour que l'on puisse négocier nos conventions collectives selon la capacité de payer des contribuables», rappelle Yves Lévesque.

Cette condition avait fait partie de l'entente du pacte fiscal transitoire négocié l'an dernier, mais pour lequel d'autres avantages avaient été cédés, se souvient Yves Lévesque. «Il ne faudrait pas que le gouvernement recule là-dessus en plus. On aurait perdu gros», croit-il.

Mercredi, le ministre des Affaires municipales Martin Coiteux assurait qu'il avait l'intention de rééquilibrer le rapport de force entre municipalités et employés municipaux lors des négociations de conventions collectives, mais refusait toujours de dire s'il accorderait le pouvoir de décréter des conditions de travail en cas d'impasse dans les négociations, ce que les municipalités réclament.

«On va donner la chance au coureur», a fait savoir Yves Lévesque, qui attendra avec impatience le projet de loi en ce sens, qui devrait être déposé le 13 juin prochain.

Par ailleurs, la tenue des assises de l'UMQ ne fait pas regretter à Yves Lévesque d'avoir claqué la porte du regroupement. «Je pourrais être là-bas, jaser avec mes collègues, faire des contacts et dormir dans un hôtel, mais un moment donné il faut aussi être réaliste. Nous n'avons fait aucun gain en 20 ans avec eux, alors il n'était pas logique que l'on continue de payer très cher une cotisation à un organisme qui ne nous permet pas d'avancer», croit-il.

Rappelons que c'est la négociation du pacte fiscal transitoire qui a conduit à une coupe de 300 M$ des transferts de Québec qui aura fait déborder le vase pour Yves Lévesque. La Ville a quitté l'UMQ en juin 2015.

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