Yves Lévesque ne condamne pas les poules en milieu urbain

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Joanie Milette a remis au conseil municipal une pétition de 1180 noms demandant à ce qu'un règlement permette désormais l'élevage de poules en milieu urbain à Trois-Rivières.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Si un citoyen souhaite avoir des poules en milieu urbain à Trois-Rivières malgré l'absence de règlement l'autorisant, il devra être plus droit que droit.

C'est en ces mots que le maire Yves Lévesque a résumé sa pensée lundi soir, alors qu'un groupe de citoyen a déposé une pétition de 1180 noms demandant au conseil municipal de permettre aux citoyens d'élever des poules en milieu urbain.

N'ouvrant pas la porte à un nouveau règlement en ce sens, le maire Yves Lévesque a toutefois clairement démontré que les citoyens qui possédaient des poules se devaient d'être au dessus de tout reproche s'ils voulaient continuer leur élevage.

Il réagissait du même coup au fait qu'à la suite de la diffusion d'un reportage sur les ondes de Radio-Canada Mauricie, un citoyen ait été retracé par un inspecteur de la Société protectrice des animaux de la Mauricie (SPAM) pour lui demander de se débarrasser de ses animaux.

«Je déplore que la SPAM soit intervenue, parce qu'il n'y a pas eu de plainte. Tant qu'il n'y a pas de plainte, on laisse les gens aller. C'est désolant de voir qu'un employé de la SPAM n'avait à ce point rien à faire pour fouiller et trouver la personne qui avait des poules», a lancé le maire Yves Lévesque en séance publique.

Même s'il transmettra la pétition au service de l'urbanisme, il s'avoue réticent à l'adoption d'un règlement permettant les poules en milieu urbain.

«Le fait de ne pas avoir de règlement, ça vous oblige comme citoyen à être plus droit que droit avec vos poules. Quand il n'y a pas de plainte, il n'y a pas de règlement. Pourquoi on a fait des règlements pour les chats et les chiens? Parce que des gens n'ont pas été de bons citoyens avec leurs animaux», explique Yves Lévesque, rappelant qu'il en coûte 2,5 M$ par année pour gérer les chats et les chiens à la SPAM.

«Je ne vous dit pas non. Je dis juste de faire attention parce que si on fait un règlement, et qu'on pogne des gens qui ne sont pas conformes, tout ça va se ramasser à la SPAM», ajoute-t-il.

De son côté, la citoyenne Joanie Milette, qui s'est faite porte-parole du groupe pour déposer la pétition, s'est dite satisfaite de voir que la pétition serait transmise au service de l'urbanisme. «C'était l'objectif et il a été atteint. Reste à voir ce que le comité d'urbanisme va faire avec ça», a-t-elle déclaré.

Mme Milette, qui ne possède pas de poules puisque ce n'est pas permis, aimerait pouvoir bénéficier d'un règlement pour en avoir en toute légalité. «Quelques personnes en ont et ils prouvent que c'est possible d'avoir des poules, que ça ne dérange pas, que ça ne fait pas de bruit. Je crois qu'on est rendu là dans les villes. C'est un plus pour une communauté», souligne Joanie Milette.

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