De nouveaux visages dans le Vieux-Trois-Rivières

L'artiste Annie Pelletier devant la façade de l'église... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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L'artiste Annie Pelletier devant la façade de l'église Saint-James.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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(Trois-Rivières) Deux nouveaux visages viennent de faire leur apparition dans un des paysages urbains les plus photographiés du Vieux-Trois-Rivières.

Les deux personnages de l'artiste Annie Pelletier sont... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste) - image 1.0

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Les deux personnages de l'artiste Annie Pelletier sont en interaction et jouent à la cachette. 

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Faits d'acier inoxydable et de bronze, ces deux personnages grandeur nature semblent animés par un esprit taquin et apportent une note de fantaisie à la façade de l'église Saint-James récemment restaurée.

Ces deux statues nommées Deux à deux, face à face, donnons-nous la main et jouons sur la place sont l'oeuvre de l'artiste trifluvienne en arts visuels Annie Pelletier.

Depuis mardi, ces deux personnages ont pris leur place dans les niches de la façade de l'église Saint-James «jusqu'à la fin des temps», comme le souhaite la conceptrice.

«Comme c'est une oeuvre intégrée à l'architecture, j'ai pris en considération la nouvelle vocation du lieu, mais aussi ce qu'il était avant», explique l'artiste établie à l'Atelier Silex.

«Il y a encore des messes anglicanes dans l'église, mais aussi des concerts dans ce qu'on appelle maintenant le Centre d'art des Récollets. [...] Les niches sont faites pour accueillir des statues, mais je les voulais plus modernes et en interrelation. Les personnages touchent au bâtiment, ce que ne fait pas normalement une statue.»

L'interaction entre ces deux oeuvres est pour le moins réussie. Les têtes des personnes sortent des niches, à l'image de personnes jouant à la cachette. Un piéton qui tourne le coin de la rue Saint-François-Xavier pour emprunter des Ursulines vers l'est sera très surpris de rencontrer un visage espiègle qui l'épie. La créatrice souhaite que les passants sourient et soient amusés par ces deux statues.

«C'était un peu l'idée de créer deux personnages qui jouent à la cachette», précise-t-elle. «Ils ressemblent un peu à des robots, ça fait hypermoderne.»

La proximité des personnages avec les passants va assurément attirer les regards. D'autant plus que les statues mesurent 6 pi 2 po pour l'homme et 5 pi 8 po pour la femme. Elles seront certainement admirées par les nombreux touristes qui visitent annuellement le Vieux-Trois-Rivières ou qui se rendent à l'Amphithéâtre Cogeco.

Annie Pelletier s'est littéralement livrée corps et âme dans ce projet. Ses mensurations ont été utilisées pour la confection du personnage féminin et elle a moulé son bras ainsi que son pied pour couler le bronze. De plus, les visages ont été moulés à partir de ceux de ses enfants, deux jeunes adultes.

Deux à deux, face à face, donnons-nous la main et jouons sur la place est une oeuvre d'art réalisée dans le cadre de la politique d'intégration des arts à l'architecture, la fameuse politique du 1 %. Après les travaux de restauration de la chapelle et du presbytère qui ont coûté 3,7 millions $, il restait les deux statues de l'artiste trifluvienne à installer.

«C'est flatteur que mon projet ait été choisi, surtout dans un lieu comme ça. Il s'agissait d'un gros défi, je sentais une certaine pression», avoue l'artiste. «Ce n'est pas comme dans un corridor d'un édifice, c'est en plein milieu de la rue.»

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