Trois-Rivières pourrait subventionner les couches lavables

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Les nouveaux parents habitant à Trois-Rivières qui souhaitent utiliser des couches lavables pour leur poupon pourront peut-être bénéficier d'une subvention de la Ville afin d'en faire l'achat.

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(Trois-Rivières) Les nouveaux parents habitant à Trois-Rivières qui souhaitent utiliser des couches lavables pour leur poupon pourront peut-être bénéficier d'une subvention de la Ville afin d'en faire l'achat.

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Marie-Claude Camirand, conseillère municipale.

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

La question sera étudiée au cours des prochaines semaines, mais déjà, une volonté politique très claire a été manifestée par le maire Yves Lévesque, lundi soir en séance publique.

C'est grâce à l'intervention d'une citoyenne, Marie-Ève Florant, que la question a été ramenée sur la table. Cette possibilité avait déjà été étudiée il y a quelques années, mais le projet n'avait finalement pas été retenu.

«Il y a de plus en plus de jeunes familles qui s'installent à Trois-Rivières, et ça peut devenir un incitatif intéressant, en plus d'être écologique», a fait savoir Mme Florant, suggérant qu'une subvention de 100 $ à l'achat d'un trousseau de couches lavables de plus de 300 $ pourrait être versée aux parents, sur présentation d'une preuve d'achat par exemple.

Une intervention qui n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd et qui a semblé intéresser les élus autour de la table.

Aussitôt, le maire a mandaté la conseillère Marie-Claude Camirand, responsable du suivi du plan d'action sur la politique familiale, afin d'étudier la question et d'arriver avec des suggestions. Cette dernière s'est d'ailleurs dite très satisfaite de l'ouverture démontrée.

«Nous avions amené la question lors de mon premier mandat, vers 2010, mais le timing n'était pas vraiment bon. Aujourd'hui, ça se prête un peu plus à une mesure étant donné nos efforts en développement durable et le fait qu'on veut attirer de nouvelles familles à Trois-Rivières», explique Mme Camirand.

Selon elle, la subvention rejoindrait non seulement la politique de développement durable, mais serait aussi un très bel ajout à la politique familiale dont la Ville s'est dotée en 2004 et pour laquelle un suivi serré est réalisé à chaque année.

Dans la région, des municipalités comme Shawinigan, Champlain, Louiseville et Saint-Élie-de-Caxton offrent déjà de tels incitatifs, avec des montants et des conditions variables.

Marie-Claude Camirand avait déjà préparé un dossier complet sur la question il y a quelques années et entend bonifier la présentation pour arriver avec des suggestions qui pourraient contenter les élus sur le plan budgétaire.

Écologique et économique

Selon la propriétaire de la boutique Isis Zone Maternité, Kathleen Inkel, le marché de la couche lavable est en véritable expansion, elle qui a constaté une sérieuse augmentation des ventes et de l'intérêt depuis l'ouverture de sa boutique, il y a trois ans.

Elle s'est d'ailleurs dite enchantée d'apprendre que le conseil municipal entendait étudier la question d'une subvention pour l'achat de ces couches.

«C'est de plus en plus populaire, notamment aussi parce que les produits ont évolué et sont beaucoup plus faciles d'utilisation et d'entretien.

Les couches jetables constituent une grosse source de pollution, et souvent les municipalités qui subventionnent l'achat des couches lavables réalisent une sérieuse économie sur la gestion des déchets», constate Mme Inkel.

Selon elle, un enfant aura besoin de plus ou moins 6000 couches jetables avant d'atteindre la propreté, soit une dépense oscillant entre 1500 $ et 2500 $ pour les parents.

Or, l'achat d'un kit de 24 couches lavables peut mener l'enfant jusqu'à la propreté, et les prix d'un tel kit varieront entre 300 $ et 600 $, tout dépendant de la qualité du produit et de son lieu de production.

«Sur le coup, c'est vrai que c'est une grosse dépense pour les parents, mais quand on regarde les chiffres à long terme, ça devient très économique, en plus d'être écologique. Avec un incitatif de la municipalité, ça aiderait encore plus de parents à se procurer un ensemble de couches lavables», croit-elle.

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