Deux premières familles de réfugiés syriens font leur arrivée à Trois-Rivières

Les réfugiés syriens destinés à Trois-Rivières sont arrivés... (Photo archives La Presse)

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Les réfugiés syriens destinés à Trois-Rivières sont arrivés à l'aéroport de Montréal mercredi où une infrastructure d'accueil particulière a été mise en place pour eux.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Deux premières familles de réfugiés syriens, soit deux couples et leurs enfants de 1 à 17 ans, 14 personnes au total, sont arrivées à Trois-Rivières vers 20 h, mercredi.

Ces personnes ont d'abord été chaleureusement accueillies à l'aéroport de Montréal par 11 bénévoles chapeautés par le SANA et transportées dans leur nouvelle ville d'accueil à bord de huit voitures.

Trois-Rivières est fin prête à les recevoir ainsi que leurs 56 autres compatriotes qui arriveront d'ici les prochains jours.

La Commission scolaire du Chemin-du-Roy indique que l'on compte, parmi ces deux familles, six enfants du primaire et un jeune de niveau secondaire. Celui-ci sera envoyé à l'école Des Pionniers, dans quelques jours, pour y suivre un programme de francisation. Les plus jeunes seront envoyés à l'école Saint-Thérèse.

Les deux classes de francisation étant presque pleines, un nouveau groupe a dû être formé à l'école Curé-Chamberland, indique la responsable des communications, Anne-Marie Bellerose.

L'entrée en classe des enfants devrait se faire dès qu'on saura où les familles seront logées. Dans tous les cas, ce sera à Trois-Rivières. «On ne peut pas les amener à Shawinigan ou ailleurs dans la région parce que les services pour les personnes réfugiées sont ici, à Trois-Rivières», explique le directeur général du Service d'accueil aux nouveaux arrivants (SANA), Ivan Suaza.

«Plus tard, quand elles parleront français et seront prêtes à voler de leurs propres ailes, elles pourront choisir n'importe quelle ville», dit-il. «Mais on a parlé avec ces gens et ils veulent s'installer ici», signale-t-il.

Avant d'amorcer les classes de francisation, le SANA attend que toutes les familles, soit quelque 70 réfugiés syriens, soient arrivées comme prévu à Trois-Rivières. Il reste 56 personnes à recevoir», disait-il jeudi.

Ivan Suaza reconnaît qu'une arrivée progressive du groupe «nous arrange vraiment et eux aussi. Ils ne sont pas obligés d'arriver dans un manège militaire. Ils pourront arriver dans un hôtel et on a le temps de préparer l'accueil, de visiter les logements et de préparer les gens aussi pour aller s'installer et faire les choses tranquillement. Mais si les prochains arrivent en masse, on est prêt aussi», assure le directeur du SANA.

Pas moins de 300 personnes ont en effet donné leur nom pour être bénévoles. Selon M. Suaza, environ 70 % d'entre elles se présenteront pour aider, soit juste assez pour faire face à une arrivée massive des réfugiés syriens.

Pour l'instant, les réfugiés demeurent dans un hôtel de la région, indique-t-il, mais d'ici mardi, ils devront avoir trouvé un appartement.

C'est le branle-bas de combat, évidemment, au SANA, puisqu'il y a beaucoup de démarches administratives et de papiers à remplir pour permettre aux nouveaux arrivants d'amorcer leur nouvelle vie. Ils passeront aussi un bilan de santé avec le CIUSS.

Les deux familles de réfugiés étaient très fatiguées à leur arrivée, mais elles ont grandement apprécié que des bénévoles venus à leur rencontre parlaient l'arabe. «Ils étaient fatigués et stressés, mais quand on voyage avec des enfants, c'est ça», fait valoir M. Suaza.

«Ces gens étaient stressés parce qu'ils ne savaient pas comment communiquer avec nous. Moi le premier, j'ai commencé mon discours en français et je voyais l'inquiétude sur leur visage, mais dès que l'interprète qui travaille avec nous a commencé à traduire, ils avaient l'air vraiment soulagés», raconte M. Suaza.

Les deux familles ont reçu des vêtements d'hiver dès leur arrivée à Montréal. «On va leur donner plus de choses grâce aux dons que les gens de Trois-Rivières ont faits, mais ça va plutôt se passer la semaine prochaine», dit-il.

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