Services supralocaux: Lévesque laisse Angers dans son coin

Yves Lévesque... (François Gervais)

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Yves Lévesque

François Gervais

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Le maire de Shawinigan, Michel Angers, ne peut plus déclarer que Trois-Rivières prendra la même direction que lui en ce qui concerne la tarification des services supralocaux.

Bien qu'il se dise en accord avec le principe, Yves Lévesque souligne qu'il existe déjà une politique en vigueur chez lui, que les calculs sont révisés à chaque année, mais qu'il n'ira pas aussi loin que la ville voisine. 

«Personne n'est obligé de donner des services aux municipalités autour de nous», convient-il. «Quand des gens viennent nous voir, on peut leur dire oui ou non. De notre côté, nous leur disons oui, mais il y a une surcharge et voici comment on la calcule. Ceci dit, ça peut être différent. Chaque ville fait ce qu'elle veut. Nous, on agit différemment. On le fait quand même, mais pas au même niveau.»

Pour en arriver à la conclusion que les Shawiniganais subventionnent neuf municipalités environnantes pour une valeur nette de 476 000 $ actuellement, la firme Raymond Chabot Grant Thornton a ratissé très large dans son étude. M. Angers se sert de ces résultats comme base de discussion. 

Plus tôt cet automne, le maire de Shawinigan laissait entendre qu'il ne servait à rien à une municipalité comme Notre-Dame-du-Mont-Carmel de se tourner vers Trois-Rivières, puisque cette administration municipale possédait l'étude réalisée par RCGT et que la capitale régionale l'appliquerait à son tour. Après avoir analysé le document, Yves Lévesque indique qu'il endosse le principe, mais pas les conclusions.

«J'ai regardé l'étude», commente-t-il. «Sur le fond, je suis d'accord. Il faut qu'il y ait une équité, que les gens de l'extérieur aient une facture un peu plus élevée (que les citoyens de la ville).»

«La question qu'il faut se poser, c'est si le fait d'avoir des joueurs de l'extérieur entraîne des dépenses supplémentaires», illustre M. Lévesque. «Est-ce qu'ils doivent payer plus cher ? La réponse est oui. Mais je ne fais pas le même calcul. Sauf que Shawinigan peut faire ce qu'elle veut.»

Le maire de Trois-Rivières ne souhaitait pas commenter ce dossier au départ, justement parce qu'il considère que la ville voisine prend ses décisions et qu'il n'a pas à s'ingérer là-dedans. Mais questionné à savoir si Trois-Rivières est tenté de reproduire ce modèle, tel que le laissait entendre M. Angers en novembre, M. Lévesque fait la moue.

«Ça dépend comment on applique l'étude», esquive-t-il. «On a le droit de faire ce qu'on veut. Il faut aussi se demander quels sont les contrecoups de ça.»

Le maire de Trois-Rivières cite l'exemple de Saint-Maurice, avec qui la Ville possède une entente qui prévoit une facture de 700 $ pour chaque enfant qui joue au hockey mineur. Questionné à savoir si ce montant compense entièrement les coûts engendrés par ce service, M. Lévesque reprend son discours. 

«Ça dépend comment on le voit», analyse-t-il. «L'aréna où jouent ces jeunes, je l'aurais quand même. On partage donc les frais d'opération : le chauffage, l'électricité, l'entretien normal. Est-ce qu'on peut aller plus loin ? C'est sûr. Mais à partir du moment où nous avons cet équipement et que nous l'avons construit pour nous...»

Comme l'indiquait un porte-parole en début de semaine, si Trois-Rivières reçoit des demandes de municipalités avoisinantes pour obtenir des services, elle les analysera. M. Lévesque mentionne que de toute façon, le calcul pour les services supralocaux est révisé à chaque année.

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