Église Saint-Philippe: le terrain n'est pas contaminé

Denis Despins, président d'Excavation Ovila Despins, s'est interrogé sur... (François Gervais)

Agrandir

Denis Despins, président d'Excavation Ovila Despins, s'est interrogé sur la présence possible d'amiante dans son terrain. Pour sa part, la Ville de Trois-Rivières soutient que le terrain de l'ancienne église Saint-Philippe n'est pas contaminé.

François Gervais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Contrairement à ce que peut soulever Denis Despins comme interrogations, le terrain de l'ancienne église Saint-Philippe n'est pas contaminé, soutient la Ville de Trois-Rivières.

Le président d'Excavation Ovila Despins s'est interrogé sur la présence possible d'amiante dans son terrain, mardi après-midi, après que la Cour supérieure du Québec l'eut ordonné de remettre son terrain à la Ville de Trois-Rivières d'ici lundi. La Ville avait entrepris des démarches pour prendre possession du terrain, étant donné que l'entreprise de M. Despins n'a jamais payé les frais de démolition.

«Les travaux de décontamination pour l'amiante qui était dans l'église ont été faits en respect des conditions de la Commission de la santé et de la sécurité du travail et des normes en vigueur, précise Yvan Toutant, porte-parole de la Ville de Trois-Rivières. On a eu un permis et les vérifications ont été faites par les instances gouvernementales.»

Maintenant que la cause a été entendue devant la Cour supérieure, la Ville est un peu plus volubile concernant les travaux réalisés il y a une semaine sur le terrain de Denis Despins. Selon M. Toutant, l'entreprise CFG Construction a enlevé les morceaux de béton qui se trouvaient toujours dans le sol.

«À la suite de la démolition, on a fait des vérifications, mais on n'a pas creusé six pieds sous terre. L'entrepreneur semblait surpris qu'il reste des choses. Il est revenu sur place et a fait des vérifications. On a fait le tour du carré de l'église et on a retiré des blocs de béton.»

Il peut paraître surprenant qu'un entrepreneur soit obligé de revenir sur un chantier pourtant classé comme étant terminé.

«Ce sont des choses qui peuvent arriver. L'important est que le travail se fasse. Et il n'y aura pas de coûts supplémentaires même si l'entrepreneur évalue les travaux de jeudi dernier à 10 000 $ ou 12 000 $», ajoute M. Toutant, qui ignore la quantité de béton ayant été retirée.

Finalement, le porte-parole précise qu'il ne revenait pas à la Ville de Trois-Rivières d'aviser Denis Despins concernant la réception de la somme de 155 000 $ placée en fidéicommis chez un notaire. Selon M. Toutant, ce notaire avait la responsabilité d'informer Denis Despins et c'est lui, et non pas la Ville, qui doit émettre un reçu concernant ce transfert d'argent.

Par ailleurs, la Cour supérieure du Québec n'a encore reçu aucune contestation de la part de Denis Despins à propos du jugement l'ordonnant à rendre son terrain à la Ville de Trois-Rivières. Le délai relié à cette démarche est fixé à lundi.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer