Église Saint-Philippe: Denis Despins a deux semaines de plus

Une importante quantité de morceaux de béton ont... (François Gervais)

Agrandir

Une importante quantité de morceaux de béton ont été extraits du terrain de l'ancienne église Saint-Philippe, propriété de Denis Despins.

François Gervais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Cour supérieure du Québec accorde à Denis Despins un délai de 15 jours pour faire progresser le dossier du paiement des travaux de démolition de l'ancienne église Saint-Philippe. Mais l'homme d'affaires devra déposer 25 000 $ de sa poche afin de démontrer le sérieux de sa démarche.

La Ville de Trois-Rivières s'est présentée mardi matin au palais de justice trifluvien afin de plaider sa requête de prise en paiement. 

Me Marc Roberge, avocat de la Ville, a rappelé qu'Excavation Ovila Despins a eu plus de quatre mois afin de régler la facture de 430 429,31 $ réclamée par Trois-Rivières pour la démolition de l'église Saint-Philippe (les frais de démolition ont été de 460 000 $, mais la Ville peut récupérer une partie des taxes payées). Aucun sou n'a été versé à la Ville.

Dans sa défense, Me Maxim Veillette plaidait le fait que son client avait l'intention de régler le dossier, mais qu'il avait besoin d'un peu de temps pour évaluer les sommes requises au nettoyage du terrain de l'ancienne église. M. Despins affirme avoir des contacts très sérieux avec des investisseurs de Québec pour un projet domiciliaire.

Mais après la découverte d'une forte quantité de béton dans le sol, ceux-ci sont plus frileux à investir. Denis Despins prétend que le contrat de démolition accordé par la Ville de Trois-Rivières à une compagnie de Québec n'a pas été respecté et que les travaux de nettoyage du terrain ont été mal effectués.

Me Roberge a déclaré à la juge Danielle Blondin que selon lui, la partie adverse ne cherche qu'à obtenir des délais sans rien garantir en retour. 

«La Cour devrait ordonner à la défenderesse de déposer 425 000 $ d'ici vendredi midi. Les tribunaux ne sont pas là pour accorder du délai à gogo», a dit Me Roberge à la présidente du tribunal.

Me Veillette était d'avis qu'un dépôt n'était pas nécessaire dans ce dossier, étant donné que le terrain ne va pas s'évaporer. L'avocat estime qu'avec une somme de 155 000 $ qui arrivera bientôt dans les coffres de la Ville, résultat d'une entente survenue entre M. Despins et la fabrique Immaculée-Conception à propos de cet argent qu'elle a placé en fidéicommis, la Ville ne sera pas trop à plaindre.

«Les travaux dans le sol ont commencé la semaine dernière. Je ne pense pas qu'un délai de 15 jours soit déraisonnable», a soumis Me Veillette.

La juge Blondin a finalement statué que d'ici le 24 novembre avant 14 h, Denis Despins devra soumettre les résultats d'une expertise concernant les travaux de nettoyage de son terrain. Il devra déposer 25 000 $ et s'assurer que la somme de 155 000 $ soit remise à la Ville de Trois-Rivières à l'intérieur du même délai. 

S'il ne respecte pas ces engagements, le tribunal acceptera la requête déposée par la Ville qui pourra vraisemblablement prendre le terrain en paiement. Advenant le respect des conditions, la Ville pourra demander un délai de deux semaines afin de produire une contre-expertise.

Un stratagème

À la sortie de la salle d'audience, Denis Despins a raconté être victime d'un stratagème impliquant la Ville de Trois-Rivières et Olymbec. D'ailleurs, M. Despins songe toujours à intenter des poursuites contre la direction d'Olymbec et l'administration municipale.

«Je suis encore dans la merde et je suis tanné en tabar... L'argent (155 000 $) est toujours chez le notaire, ça fait 11 jours que le chèque est sensé être arrivé à la Ville. Si ce n'est pas un stratagème...», a dit M. Despins, qui n'a pas l'intention de jeter l'éponge.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer