Église Saint-Philippe: des débris dans le sol

Denis Despins tient dans ses mains un tuyau... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Denis Despins tient dans ses mains un tuyau de trois pouces de diamètre et de 15 pieds de long.

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «La Ville a donné le contrat de démolition, mais j'ai un terrain plein de déchets dans le sol. Ils ont enterré la scrap!» Denis Despins affirme avoir trouvé des résidus de la démolition de l'église
Saint-Philippe enfouis dans son immense terrain. Le président d'Excavation Ovila Despins crie haut et fort que les travaux de démolition et de nettoyage des lieux n'ont pas été effectués dans les règles de l'art.

Mardi, M. Despins a fait creuser un trou sur son terrain. Des surprises l'attendaient, déclare-t-il.

«J'ai trouvé un tuyau de trois pouces de diamètre par au moins 15 pieds de long. On a trouvé du béton. Il y a un bloc qui mesure 15 pouces par cinq pieds par sept pieds. Il doit peser 3000 livres. On a trouvé des blocs de béton de 1,5 pied à 2,5 pieds de diamètre. On a trouvé du bois, de la brique, de la laine minérale. Ce n'est pas supposé être là», tonne M. Despins.

Ce dernier se dit choqué de devoir composer avec un terrain en un tel état. Il voit mal comment la Ville de Trois-Rivières pourrait lui réclamer les frais de démolition de l'église totalisant près de 460 000 $.

«Je veux payer et prendre un arrangement avec la Ville. On a fait la preuve de ça, on envoie 155 000 $ dans les coffres de la Ville. Mais si je vends le terrain à un promoteur et qu'on trouve ces résidus, on actionne la Ville? Le démolisseur? Qui n'a pas fait son travail? C'est ça que je veux savoir.»

À la Ville de Trois-Rivières, Yvan Toutant assure que les travaux ont été faits en respect des règlements en matière de démolition.

«On a reçu toutes les autorisations nécessaires du ministère de l'Environnement et de la Commission de la santé et de la sécurité du travail», maintient le porte-parole de Trois-Rivières.

Cette saga qui semble ouvrir un nouveau chapitre chaque mois, sinon chaque semaine, commence à irriter sérieusement la Ville de Trois-Rivières. D'ailleurs, Yvan Toutant ne se gêne pas pour mettre en doute la crédibilité de Denis Despins dans ce dossier.

«Ce que M. Despins peut dire, et la réalité, c'est aussi différent que le jour et la nuit, déclare M. Toutant. Je ferais remarquer à M. Despins qu'il nous doit encore 350 000 $. Avant de nous accuser de quoi que ce soit, je me garderais une petite gêne, si j'étais à sa place. Et est-ce que c'est lui qui a apporté ces morceaux de bois? Ça démontre toute la confiance qu'on a envers cet homme qui ne respecte pas ses ententes avec la Ville. Et ce qu'il pense de nous, je suis convaincu que ça n'empêche personne à l'hôtel de ville de dormir la nuit.»

Ce commentaire fait sourire Denis Despins. L'entrepreneur assure que contrairement à ce que peut prétendre la Ville, il a toujours dit la vérité dans le dossier de l'église Saint-Philippe.

«M. Toutant dit que c'est probablement moi qui ai apporté tout ça. Avez-vous pensé comment il brise mon nom? C'est un fou, ce gars-là. M. Toutant est un grand malade. Il serait temps pour lui d'aller voir son médecin. Il fait pitié. Je pense qu'il a besoin de soins.»

D'autre part, le ministère de l'Environnement n'a reçu aucune plainte quant à la présence de débris de matériaux démolis dans le terrain de l'église Saint-Philippe.

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