District 55: ce n'est qu'un début!

Robert Robin, président du Groupe Robin, le maire... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

Robert Robin, président du Groupe Robin, le maire de Trois-Rivières Yves Lévesque, ainsi que Christian Houle, vice-président principal, Ventes au détail, chez CST Brands Inc.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) En coupant le cordon inaugural du premier commerce tenant pignon sur rue au District 55, vendredi, le maire de Trois-Rivières ne songeait pas au prix de l'essence ou à la garniture des chiens-chauds qui sont désormais vendus au nouveau Dépanneur du Coin du futur boulevard Arthur-Rousseau.

Après le colisée, un hôtel émergera du sable... (François Gervais, Le Nouvelliste) - image 1.0

Agrandir

Après le colisée, un hôtel émergera du sable au District 55, voire... une nouvelle équipe de hockey.

François Gervais, Le Nouvelliste

Au fond des yeux du premier magistrat, c'est un colisée qui brillait davantage qu'un garage. Un colisée qui, si tout se déroule rondement, devrait ouvrir ses portes en 2019, à l'ombre d'un hôtel qu'on dit issu d'une «bonne bannière».

À l'entrée du Dépanneur du Coin, vendredi, les clients étaient invités à actionner une roue de prix pour remporter tantôt une barre de chocolat, tantôt un café ou un muffin. Lorsque le maire Yves Lévesque s'est présenté, un plaisantin avait collé sur la roulette un papier où l'on pouvait lire le mot «colisée».

Fruit d'un malheureux hasard, lorsque M. Lévesque a tourné ce disque de fortune improvisé, c'est plutôt un morceau de chocolat et non un colisée qui est sorti gagnant. Qu'à cela ne tienne, la Ville de Trois-Rivières acquerra tout de même une parcelle de terrain au Groupe Robin pour y ériger la plus importante infrastructure sportive et culturelle de la cité de Laviolette. 

Pour l'heure, on ignore le coût d'achat de ce terrain. Chose certaine, la Ville sera propriétaire, seule actionnaire et gestionnaire du lot et du colisée qui y sera construit.

«La valeur de ces terrains-là sera évaluée par des spécialistes. Je pense que pour la Ville, ça devrait être une transaction avantageuse», affirme Robert Robin, président du Groupe Robin. «On va d'abord déterminer la superficie dont on a besoin», renchérit le maire, une surface estimée à 400 000 pieds carrés.

Dès décembre, un dossier complet sera déposé sur la table du gouvernement du Québec. La Ville pourra alors vraisemblablement encaisser la subvention de 26,8 millions $ prévue à cet effet. Les Trifluviens décaisseront les millions supplémentaires pour réaliser ce projet évalué à 56 millions $. «On est en train de finaliser la documentation», note M. Lévesque.

«Avec le budget que nous avons-là, nous sommes capables de faire le travail correctement assez facilement. On veut un colisée moderne avec un potentiel autant culturel que sportif, le tout dans le respect du cadre budgétaire.»

Aussitôt le feu vert allumé par le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, il faudra compter 2 à 3 mois pour dénicher un architecte, 8 à 10 mois pour rédiger les plans et devis, encore 2 à 3 mois pour signer un contrat avec le plus bas soumissionnaire, puis environ 18 mois pour la construction du colisée. Ouverture prévue: automne 2019, juste à temps pour les premiers coups de patin de la saison de hockey.

Lorsqu'on lui demande si une équipe de la Ligue de hockey junior majeur du Québec pourrait dynamiser la glace principale du colisée, le maire Lévesque mentionne que «le téléphone a déjà commencé à sonner. Lorsqu'on va annoncer le colisée, vous allez voir. C'est la Ligue qui va décider, mais la Ligue veut développer. Je ne veux pas nous vanter, mais notre colisée sera le plus beau. Dès que nous aurons l'équipement, tout est possible», certifie M. Lévesque.

D'autant plus que des loges apparaissent dans les plans du premier magistrat. Selon lui, on ne construit pas des loges pour regarder patiner ses enfants le dimanche matin. «Les loges, ça se vend très bien», signale-t-il.

Avec cette première bouteille de champagne sabrée au Dépanneur du Coin, c'est la pointe de l'iceberg du développement commercial et résidentiel au District 55 qui a fait jour sur ce vaste terrain vague de 13 millions de pieds carrés. D'ici la fin de l'année, un concessionnaire automobile ouvrira ses portes, suivi de près par une succursale des Ameublements Tanguay. Suivront plus de 1000 portes résidentielles, un colisée et, clou du spectacle, un hôtel que l'on promet de haut niveau.

«Aussitôt qu'on confirme officiellement le colisée, il y a un hôtel qui va s'installer ici. Il y a une étude de marché qui a été faite et qui confirme le besoin. Ce sera une bonne bannière. Je ne peux pas en dire plus pour l'instant», laisse entendre M. Lévesque.

Un mystère entretenu par Robert Robin qui, à la fin de l'année 2016, aura investi 35 millions $ dans le District 55. «Je ne peux pas vraiment annoncer le nom à la place de mes clients. Mais on a beaucoup de choses à venir. C'est le plus gros projet au Québec.

C'est pour cela que ça prend du temps.»

«Cette ville n'a pas le droit de vieillir», conclut Yves Lévesque, visiblement impatient de creuser la première pelletée de terre du futur colisée.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer