Terrasse: le projet du Manhattan franchit la dernière étape

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Les élus trifluviens ont donné le feu vert au projet de terrasse en porte-à-faux du bar Le Manhattan, situé à l'angle des rues des Forges et Notre-Dame Centre, au centre-ville de Trois-Rivières.

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(Trois-Rivières) Devant l'absence d'opposition populaire, le projet de terrasse à l'étage en porte-à-faux du bar Le Manhattan, situé au centre-ville de Trois-Rivières, a été approuvé lundi par la majorité des élus municipaux réunis en assemblée publique. Le projet ira de l'avant.

Le projet de l'établissement situé à l'angle des rues Des Forges et Notre-Dame Centre a donc passé avec succès la troisième et dernière étape d'autorisation. «Personne ne s'est présenté à l'hôtel de ville afin de manifester son opposition au projet et demander la tenue d'un registre», a lancé d'emblée lundi soir le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, en marge de l'assemblée publique du conseil municipal. «C'est un beau projet qui va dans la continuité de se qu'on a fait avant au centre-ville.»

Ce projet a toutefois suscité de l'opposition au conseil municipal depuis sa présentation. Les conseillers François Bélisle, Marie-Claude Camirand, Pierre-Luc Fortin et Jean-François Aubin s'étaient opposés lors des deux premières présentations du projet. Lundi, les conseillers Fortin, Camirand et Aubin se sont à nouveau opposés alors que François Bélisle s'est rallié à la majorité.

«Je maintiens ma décision et je crois que nous devons avoir des balises claires lorsqu'il est question de protection du patrimoine», a indiqué en demandant le vote le conseiller Pierre-Luc Fortin.

L'architecte André Carle avait dénoncé ce projet le 8 septembre dernier lors d'une séance d'information sur le projet. Il estimait alors que l'édifice Loiselle construit en pierre en 1910 à la suite du grand incendie avait une valeur inestimable dans l'histoire de Trois-Rivières et de son centre-ville. Le balcon en porte-à-faux proposé par le propriétaire du bar Le Manhattan ne cadre pas, selon l'architecte, avec la vision patrimoniale du centre-ville.

Pour le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, ce projet n'est pas du tout opposé à la conservation du patrimoine architectural. Depuis que le projet de terrasse en porte-à-faux est dans l'actualité, le maire le défend avec vigueur, répétant que cette terrasse ne dénature pas le bâtiment.

Il soutient par ailleurs que les étages des immeubles du centre-ville sont peu exploités. Le projet du bar Le Manhattan apporte alors une solution à cette problématique, estime Yves Lévesque. «On parle souvent des rez-de-chaussée, mais on oublie la partie la plus importante, soit l'étage. Les étages sont plus difficiles à louer. On a des exemples concrets de bâtiments patrimoniaux qui ne peuvent pas être rénovés parce qu'ils sont vides. Comment voulez-vous que les propriétaires rénovent si leurs bâtiments sont vides et que le patrimoine se détériore», a affirmé Yves Lévesque qui donne notamment l'exemple de l'édifice Hameau.

Rappelons que le propriétaire du bar Le Manhattan, Daniel Gosselin - qui n'était pas présent lundi soir à l'assemblée publique - soutient que ce projet de près de 400 000 $ permettra de convertir son commerce en resto-bar en plus de créer ou consolider une quarantaine d'emplois supplémentaires. Le projet prévoit également un changement de la fenestration.

La Ville assure que les travaux seront effectués dans le respect du patrimoine architectural. Si jamais la structure métallique doit être démantelée, le bâtiment ne doit pas être altéré. Il s'agissait notamment d'une préoccupation du comité consultatif en urbanisme, lequel s'est montré critique à l'endroit du projet du Manhattan.

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