Lévesque peu surpris du pacte fiscal

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque.... (Photo: François Gervais Le Nouvelliste)

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Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «Pourquoi le pacte fiscal était inacceptable en 2014, mais est acceptable en 2015? C'est dur à comprendre!»

S'il se dit peu surpris de l'adoption du pacte fiscal entre le gouvernement du Québec et l'Union des municipalités du Québec, Yves Lévesque se demande bien de quelle façon vont maintenant réagir de nombreux maires qui avaient critiqué vertement le pacte fiscal de 2014 et ses restrictions budgétaires.

La nouvelle entente entre Québec a été acceptée par 80 % par l'UMQ. Le contrat contient notamment des coupes budgétaires récurrentes à hauteur de 300 millions de dollars.

«Les maires ont déchiré leur chemise à propos du pacte fiscal transitoire (l'an dernier). Ils affirmaient qu'ils devaient fouiller dans les surplus pour équilibrer leur budget. Là, ils ont voté pour le pacte fiscal, mais les conséquences seront les mêmes. Si tu hausses les taxes, tu ne pourras plus blâmer le gouvernement. Tu devras assumer. J'ai hâte de voir leur discours au cours des prochains budgets», raconte le maire de Trois-Rivières, de retour après un séjour à l'extérieur du pays.

Tout en vantant les qualités de négociateur de Pierre Moreau, Yves Lévesque croit que la position de la majorité des élus vient appuyer les propos du ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire.

«Le ministre Moreau disait aux municipalités de mieux gérer leurs dépenses. En acceptant le pacte fiscal, on vient lui donner raison.»

L'impact du pacte fiscal représente environ trois millions de dollars de moins dans les coffres de Trois-Rivières. Pour M. Lévesque, équilibrer un budget en pigeant dans le surplus d'une municipalité est le signe d'une mauvaise gestion.

«S'il y a un problème ponctuel, c'est correct. Mais quand c'est pour des dépenses récurrentes... Si tu équilibres ton budget avec le surplus, c'est pelleter le problème par en avant. Le problème va s'accentuer d'année en année.»

La situation actuelle n'ébranle aucunement les convictions d'Yves Lévesque quant à la fin de la relation entre Trois-Rivières et l'UMQ. Heureux d'économiser 140 000 $ en frais d'adhésion, M. Lévesque estime toujours que Trois-Rivières n'en avait pas pour son argent lorsqu'elle était membre de ce regroupement.

«Le municipal parle d'autonomie. Mais le gouvernement dicte nos orientations et on accepte.»

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