IDE Trois-Rivières fait appel à l'Institut de la gouvernance

Le directeur général d'IDE Trois-Rivières, Mario De Tilly.... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Le directeur général d'IDE Trois-Rivières, Mario De Tilly.

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(Trois-Rivières) Visé dans le rapport 2014 de la vérificatrice générale de Trois-Rivières, Innovation et développement économique (IDE) Trois-Rivières affirme avoir déjà pris les dispositions nécessaires pour corriger les lacunes identifiées par Andrée Cossette.

Le directeur général d'IDE Trois-Rivières indique avoir mandaté Michel Nadeau, le directeur général de l'Institut sur la gouvernance d'organisations privées et publiques, afin qu'il puisse aider l'organisme de développement économique à appliquer les recommandations de la vérificatrice générale.

«Nous avons retenu les services d'un imminent spécialiste en matière de gouvernance. Michel Nadeau viendra nous rencontrer la semaine prochaine. Il travaille déjà auprès d'Hydro-Québec et de la Caisse de dépôt et placement du Québec», affirme Mario De Tilly, le directeur général d'IDE en poste depuis avril dernier.

Rappelons que la vérificatrice générale a relevé dans son rapport qu'IDE Trois-Rivières a consenti entre 2008 et 2014 des prêts et des subventions de plus de 420 000 $ à des entreprises directement liées à des administrateurs ou des officiers de l'organisme. La vérificatrice générale - qualifiée par Mario De Tilly «d'institution de la plus haute importance» - recommande à IDE de se doter de règles d'éthique et de déontologie plus complètes afin d'éviter «les comportements déviants de la part de ses employés et de ses dirigeants».

Les règles actuelles déterminent qu'une personne est en conflit d'intérêt face à une entreprise lorsque celle-ci détient directement ou indirectement 75 % ou plus des actions comportant droits de vote. Or, Andrée Cossette recommande que la partie du capital-action d'une personne apparentée ne dépasse pas 20 %.

«C'est peut-être l'élément le plus litigieux. C'est pour ça que nous avons retenu les services de l'Institut sur la gouvernance. Si tu es administrateur chez Desjardins, tu peux aussi être emprunteur», souligne Mario De Tilly. «Il y a des normes spécifiques pour des cas spécifiques. C'est ce qu'on veut adopter. Une démarche qui soit le plus scrupuleusement possible dans l'intérêt du public et dans le respect des bénévoles de notre organisation. Est-ce que ce sera 20 %? Peut-être. C'est de ce côté où nous avons le plus de réflexions. Et c'est pourquoi nous avions besoin d'être rapidement accompagnés.»

L'organisme de développement économique ne remet toutefois pas en cause la présence sur son conseil d'administration de membres de la communauté d'affaires de Trois-Rivières. «On fait du développement économique pour les industriels, par les industriels. Ils amènent une perspective et un regard de l'intérieur qui est extrêmement important», estime M. De Tilly.

«Les connaissances de ces gens sont indispensables. Je trouverais extrêmement dommage qu'on se prive de l'expérience des gens d'affaires.» IDE Trois-Rivières a aussi déjà commencé à mettre de l'avant la recommandation concernant la mise en place d'un tableau de bord complet afin de permettre aux administrateurs de faire un suivi des activités de l'organisme. «Notre objectif est de revoir l'ensemble des recommandations d'ici le 31 décembre», note Mario De Tilly. «Notre objectif est d'être le plus transparent possible. On prend le rapport très au sérieux.»

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