Presque tous les arbres du Sanctuaire devront être abattus

Le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap devra abattre tous ses ormes,... (Photo: Andréanne Lemire, Le Nouvelliste)

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Le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap devra abattre tous ses ormes, d'ici les prochaines années. Malheureusement, ceux-ci composent pas moins de 80 % des vastes jardins qui entourent la basilique. Aucun de ces ormes ne résistera à l'incoercible maladie hollandaise de l'orme.

Photo: Andréanne Lemire, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap devra abattre tous ses ormes, d'ici les prochaines années. Malheureusement, ceux-ci composent pas moins de 80 % des vastes jardins qui entourent la basilique. Aucun de ces ormes ne résistera à l'incoercible maladie hollandaise de l'orme.

Denis Pagé, responsable de l'arboriculture au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.... (Photo: Andréanne Lemire, Le Nouvelliste) - image 1.0

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Denis Pagé, responsable de l'arboriculture au Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap.

Photo: Andréanne Lemire, Le Nouvelliste

André Robitaille, propriétaire de Service d'arbres Robec.... (Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste) - image 1.1

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André Robitaille, propriétaire de Service d'arbres Robec.

Photo: Olivier Croteau, Le Nouvelliste

«C'est tout un casse-tête», indique le porte-parle du Sanctuaire, Pierre Montreuil. Le chantier à venir est imposant puisque la forêt du Sanctuaire est composée de 500 arbres dont certains ont une souche d'un mètre de diamètre.

Déjà, les paisibles boisés du lieu de culte sont parsemés de souches. Le soleil fait peu à peu place à l'ombre rafraîchissante tant appréciée des promeneurs en été.

Le responsable des jardins, l'arboriculteur Denis Pagé, indique que cette année, 20 % de la forêt présente des symptômes. «C'est pour ça qu'on procède à un abattage très agressif», dit-il.

«Cette année, particulièrement à cause de la température, on n'a pas pu commencer l'abattage aux dates qu'on voulait. Donc l'insecte qui transporte le champignon qui va tuer les arbres a eu le temps d'arriver à maturité et d'aller attaquer d'autres ormes tellement que cette année, on a commencé à abattre une cinquantaine d'arbres sur la propriété», indique M. Pagé.

Le Sanctuaire a l'intention de remplacer les ormes malades par des essences très variées et d'éviter les périls de la monoculture.

Le Sanctuaire compte notamment sur un programme qu'il a lancé en 2005 et qui invite les amis du Sanctuaire à adopter un arbre. Depuis la création de ce programme, 135 arbres ont été adoptés pour la somme de 900 $ l'arbre, un don payable sur 10 ans. Les gens adoptent un arbre en souvenir d'événements importants de leur vie, comme le décès d'un enfant ou un 60e anniversaire de mariage, par exemple, explique M. Montreuil.

Denis Pagé estime qu'en moyenne, il en coûte 2000 $ l'arbre pour l'abattre, retirer sa souche et en planter un autre.

Dans la région, la maladie hollandaise de l'orme n'est pas la seule à redouter. L'arboriculteur André Robitaille, propriétaire du Service d'arbres Robec, rappelle que l'agrile du frêne est à nos portes. «C'est certain qu'on va l'avoir d'ici deux ans au plus tard», dit-il. «Il s'en est planté beaucoup comme arbre urbain», indique M. Robitaille.

La menace du longicorne asiatique, qui s'attaque aux érables et aux autres arbres, semble être considérée comme éradiquée par les scientifiques au Canada. Malgré tout, sa présence a été notée dans le nord-est des États-Unis et impose une surveillance étroite, dit-il.

La valeur monétaire d'un arbre peut varier de 500 $ à 5000 $ selon son état de santé et l'endroit où il a été planté.

Les hivers rigoureux ont parfois raison des arbres encore mieux que la maladie. La Ville de Trois-Rivières a dû remplacer, cet été, une douzaine de féviers qui ont gelé sur la rue des Forges. Les féviers perdus ont été remplacés par la même essence à cause de sa résistance au sel de déglaçage.

La Ville perd annuellement entre 50 et 200 arbres pour diverses raisons, indique le porte-parole, Yvan Toutant. Ils sont presque tous remplacés à mesure, mais pas nécessairement aux mêmes endroits, dit-il. La Ville privilégie de plus en plus les endroits où l'on peut combattre les îlots de chaleur.

La Ville compte entre 30 000 et 40 000 arbres. «En général, ça va bien. On a beaucoup de problèmes avec les ormes depuis une vingtaine d'années. On nous dit qu'éventuellement, ils vont tous y passer. Présentement, nous en avons environ 240 sur nos terrains», dit-il.

Pour sa part, André Robitaille voudrait que la région mette davantage ses arbres en valeur en prenant part, notamment, au concours «Les arbres remarquables de ma ville», comme à Québec. Il a en tête entre autres un érable noir très rare au cimetière Saint-Michel et l'arbre de Félix Leclerc dans le secteur de Cap-de-la-Madeleine. Ce concours permet de sensibiliser la population à l'importance de protéger le patrimoine arboricole qui apporte beauté et fraîcheur aux milieux urbains.

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