Inauguration officielle du parc Jean-Perron

Le maire Yves Lévesque, la conjointe de Jean... (Photo: Émilie O'Connor)

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Le maire Yves Lévesque, la conjointe de Jean Perron, Line Ruest, ainsi que Patricia et Jessica Perron, devant le monument érigé à l'entrée du parc Jean-Perron.

Photo: Émilie O'Connor

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Sainte Bernadette n'aurait certainement pas été contre l'idée, celle de rebaptiser le nom du parc trifluvien de la rue Guilbert qui, jusqu'à tout récemment, portait son nom, par celui du défunt conseiller municipal Jean Perron. L'inauguration officielle de cet espace vert s'est déroulée samedi en présence de la famille de M. Perron, de quelques 200 amis et résidents du secteur, du maire Yves Lévesque et d'une brochette de politiciens.

Loin d'une brève cérémonie officielle, c'est toute une journée de festivités qui s'est déroulée à la mémoire de Jean Perron, cela dans le cadre de l'événement le Grand défoulement contre le cancer. Une journée festive, donc, sous un soleil radieux, mais surtout le nom d'un homme sur toutes les lèvres, un homme qui aura marqué l'histoire de ce district pendant plus d'un quart de siècle, tantôt comme membre, puis président de l'Association des résidents de Châteaudun, tantôt comme bénévole de la ligue de balle, puis comme conseiller municipal de ce secteur de la Ville.

Immortaliser la mémoire d'un grand homme, «immortaliser le nom et l'implication de Jean Perron», pour reprendre le vocable utilisé par le maire Lévesque, c'était l'objectif de cette célébration haute en émotion. Sous les applaudissements nourris des badauds réunis et les pleurs de la conjointe de M. Perron, Line Ruest, cet hommage fut l'occasion de dévoiler l'imposant monument dédié au défunt conseiller municipal.

Pour le maire Lévesque, le monument est loin de la stèle funéraire, plutôt à l'image de l'homme à qui il rend hommage.

«C'est un monument sobre, un monument solide, simple, contemporain, noble. C'est un monument qui représente assez fidèlement qui était l'homme.» Sous la photo gravée en bas-relief de M. Perron, on peut lire la phrase: «Un homme engagé et apprécié au sein de la communauté».

Un moment empreint de larmes, certes, mais surtout de joie, à la lumière de ce que M. Perron aurait espéré.

«Je me sens très bien. Malgré tout, malgré les montagnes russes, aujourd'hui c'est une belle journée, à l'image de ce que mon père voulait. C'est ce qu'il nous avait demandé. On n'avait pas eu le temps de parler beaucoup de ce qu'il voulait, mais depuis qu'on est toutes petites, mon père nous disait: si un jour je m'en vais, je veux que les gens se rassemblent au parc et qu'ils prennent une bière. Donc, indirectement, aujourd'hui ça crée ça, ce n'était pas prévu, mais ça crée vraiment le rassemblement qu'il souhaitait. Il voulait que les gens s'amusent, que ça soit plus une fête», souligne la plus jeune des filles de Jean Perron, Patricia.

«Il préfère, et de loin, qu'on fête en son honneur, plutôt qu'on pleure en son honneur. Ça, c'est certain. Aujourd'hui, c'est un beau rassemblement, avec tous les gens qu'il aimait, et tous les gens qui aimaient mon père. C'est vraiment une belle journée», renchérit Jessica Perron.

Un voeu qui aura été exhaussé, au grand bonheur de Mme Ruest. Cette dernière, qui fêtait son anniversaire samedi, s'est vu remettre des mains du maire Lévesque une plaque commémorative représentant le logo officiel du parc, ainsi qu'un laminé-souvenir de la résolution du conseil municipal de Trois-Rivières décrétant officiellement le changement de nom de l'ex-parc Sainte Bernadette.

«Aujourd'hui je suis très honorée pour mon mari. Je suis fière. Je savais qu'il avait fait de belles choses, je savais qu'il était aimé, mais aimé comme ça, c'est formidable. Je suis certaine qu'il est en haut aujourd'hui avec son petit sourire et qu'il me dit: regarde, mon lapin, tout se déroule comme il faut», mentionne Mme Ruest.

Pour la Ville de Trois-Rivières, il était normal, voire logique que le parc Sainte-Bernadette porte désormais le nom de Jean Perron, «sa deuxième maison».

«On veut associer la raison de nomination en fonction de ce que tu as fait. Alors c'est certain que nous ne pouvions pas choisir un autre lieu que le parc du district de Châteaudun. Jean a passé

28 ans ici. Je me rappelle lors de ma première campagne électorale, on m'avait dit qu'il fallait que je connaisse Jean Perron pour entrer dans Châteaudun. Peu importe où tu allais dans Châteaudun, Jean Perron était là. Dans ma carrière, on a rendu hommage à bien du monde, mais c'est la première fois qu'il y a autant de gens», conclut M. Lévesque avant de monter sur le monticule.

Autant de gens, en somme, pour former deux équipes de baseball, l'une composée des conseillers municipaux de Trois-Rivières, avec René Goyette comme entraîneur, l'autre des membres de la famille de Jean Perron. Deux équipes qui se sont affrontées amicalement sur le terrain de baseball du désormais parc Jean-Perron. 

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