L'île Saint-Quentin demeurera une corporation

De gauche à droite, à l'avant: Jean-Pierre Bourassa,... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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De gauche à droite, à l'avant: Jean-Pierre Bourassa, professeur émérite de l'UQTR, André Noël, président de la Corporation de l'île Saint-Quentin, et Mylène Vallée, directrice du comité Zip Les Deux Rives. À l'arrière, Pierre Sajdera, directeur par intérim de la Fondation Hydro-Québec pour l'environnement, et Patrick Paré, directeur recherche et conservation au Zoo de Granby.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Les visiteurs pourront profiter de 10 nouveaux panneaux d'interprétation à l'île Saint-Quentin, cet été, qui leur permettront de mieux connaître la faune et la flore des lieux, un projet totalisant 37 000 $, dont 30 000 $ proviennent de la Fondation Hydro-Québec.

«Il y a un peu plus d'un an, au conseil de ville, on a fait une réflexion assez approfondie à savoir quel modèle on voulait conserver à l'île Saint-Quentin», rappelle André Noël, conseiller municipal et président de la Corporation du Parc de l'île Saint-Quentin. La décision fut finalement de conserver le modèle de corporation, explique-t-il, «parce que ça nous permet d'avoir des gens qui sont dédiés uniquement au développement et au rayonnement de l'île et, pour nous, c'était important d'avoir ça. Ça permet des initiatives, ça permet de l'implication», fait-il valoir en saluant notamment celle du professeur émérite de l'UQTR et entomologiste Jean-Pierre Bourassa.

La Corporation a récemment identifié quatre voies de développement pour l'île, soit la récréation et le plein air, le nautisme, l'histoire et l'environnement.

En complément des panneaux d'interprétation fauniques aménagés cet été, la Corporation et ses partenaires ont aussi produit un jeu éducatif appelé «Rallye de la passerelle» qui comprend quatre questionnaires avec des degrés de difficultés différents.

En collaboration avec la Direction de l'aménagement, gestion et développement durable du territoire de la Ville de Trois-Rivières, le Zoo de Granby, le Comité ZIP Les Deux Rives et l'UQTR, la Corporation du Parc de l'île Saint-Quentin indique qu'elle a commencé à répondre à quelques-unes des diverses recommandations émanant du rapport produit en 2012 au sujet de sa viabilité.

Ces recommandations ont trait à une meilleure connaissance de la nature, une compréhension de la cohabitation des animaux sauvages et des usagers, la conservation du milieu humide et de la végétation centenaire ainsi qu'à une offre d'expérience écotouristique de qualité.

Sous la supervision des biologistes de l'UQTR, une caractérisation complète des habitats de l'île sera effectuée, entre mai et septembre, afin de mieux comprendre ce qui les menace et prendre action pour les protéger.

Patrick Paré, directeur de la recherche et de la conservation au Zoo de Granby explique que le zoo s'implique aussi dans la conservation de l'île car il a «un mandat de conservation et de recherche un peu partout sur la planète, mais aussi au niveau local. Le projet de l'île Saint-Quentin fait partie de nos quatre plus grands projets de conservation dans la région au niveau du Québec», indique-t-il.

Jean-Pierre Bourassa a rappelé que les premiers travaux d'entomologie, en particulier sur les insectes piqueurs, réalisés par l'UQTR à l'île Saint-Quentin date de 1970, soit un an après la fondation de l'Université. Ces travaux, dit-il, ont permis d'intervenir ultérieurement dans la lutte contre l'onchocercose et la malaria, en Afrique centrale et la dengue hémorragique au Vietnam. «Les travaux qu'on a faits un peu partout dans le monde ont eu leur origine à l'île Saint-Quentin», dit-il.

Jean-Pierre Bourassa a tenu à souligner l'intervention de la Fondation de l'UQTR qui a permis à l'UQTR de réaliser des inventaires d'organismes vivants de l'île Saint-Quentin.

Mylène Vallée, directrice du Comité ZIP Les Deux-Rives, indique que les inventaires ont notamment permis de dénombrer 25 espèces d'oiseaux nicheurs. «On a découvert, l'année dernière, une belle tortue géographique qui est quand même rare dans le milieu. C'est une découverte exceptionnelle», indique Patrick Paré en ajoutant que six espèces de chauves-souris ont aussi été répertoriées, autant d'espèces que le public peut découvrir en venant explorer les beautés de l'île urbaine.

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