Surplus record de 14 millions $ à Trois-Rivières

La Ville de Trois-Rivières a enregistré des surplus... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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La Ville de Trois-Rivières a enregistré des surplus de 14,25 millions $ en 2014.

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(Trois-Rivières) La Ville de Trois-Rivières a enregistré en 2014 des surplus budgétaires de 14,25 millions $, soit 6,45 millions $ de plus que ce que le maire avait estimé lors de son rapport financier, en novembre dernier. C'est du moins ce qui ressort du rapport financier 2014 adopté lundi soir par les élus trifluviens.

«C'est une excellente nouvelle», a lancé d'emblée le maire Yves Lévesque en marge de l'assemblée publique du conseil municipal en soulignant qu'il s'agit de 5,9 % du budget de la Ville qui était en 2014, de 239 millions $. Le maire a bien précisé que les hausses de taxes à Trois-Rivières seront malgré le surplus «toujours le plus limité» possible.

Le rapport financier démontre que la Ville a connu l'an dernier des revenus additionnels de 7,6 millions $ ainsi que des dépenses moindres de 6,6 millions $, par rapport aux prévisions budgétaires. L'exercice comptable note que le résultat de 2014, soit des surplus de 14,25 millions $, s'explique principalement en raison «d'éléments ponctuels et impondérables».

Des mutations immobilières qualifiées «d'exceptionnelles» par le rapport financier ont engendré à elles seules plus de 3,6 millions $. De plus, la péréquation et le Programme sur la taxe sur l'essence et de la contribution du Québec (TECQ) ont apporté à la Ville 1,7 million $ de plus que ce que prévoyait le budget. En terminant, les revenus découlant de la construction et de la rénovation ont permis à la Ville de toucher 2,6 millions $ supplémentaires.

«La construction va toujours très bien. C'est au-delà de nos espérances. Elle est toujours au rendez-vous, malgré que tout le monde pensait que ça allait diminuer», affirme le maire afin d'expliquer les surplus de l'année 2014. «C'est une très bonne nouvelle pour nous, car cela démontre que la population augmente.»

Au chapitre des dépenses, l'abandon de la phase 5 du Complexe sportif Alphonse-Desjardins a permis des économies de 600 000 $. «Les autres économies sont attribuables à la grande rigueur observée au contrôle de la rémunération et des effectifs ainsi qu'aux différentes normes applicables aux bénéfices marginaux», explique le rapport en soulignant que 3,5 millions $ ont ainsi été économisés.

«S'il y a des nouvelles façons de faire et si on est capable de ne pas remplacer des gens, on le fait. À ce chapitre, nous avons 3,5 millions $ d'économies au niveau des salaires et des bénéfices marginaux», incite le maire.

La dette à long terme consolidée de Trois-Rivières additionnée notamment à celles assumées par des tiers se chiffre au 31 décembre 2014 à 331 millions $. Si on prend en compte les huit organismes rattachés à la Ville, soit la Société de transport de Trois-Rivières (STTR), la Régie de gestion des matières résiduelles de la Mauricie (RGMRQ), la Corporation de l'Île Saint-Quentin, la Corporation de développement culturel de Trois-Rivières, Innovation et développement économique Trois-Rivières (IDE), le comité organisateur du 375e, la Fondation Trois-Rivières pour un développement durable et la Corporation de l'amphithéâtre, la dette à long terme de la Ville s'élève toutefois à 386 millions $. Le maire Yves Lévesque note par contre que la dette à la charge des citoyens est de 245,7 millions $.

Le ratio de la dette à la charge de l'ensemble des citoyens, soit 245,7 millions $, par rapport à la richesse foncière de Trois-Rivières - évaluée à près 10 milliards $ - est de 2,35 %. Cela représente une diminution en fonction de l'an passé où ce ratio était de 2,49 %.

«Ce qui est intéressant, c'est que la dette à long terme baisse pour une deuxième année consécutive», précise le maire. «Ce qui est le plus important, c'est l'argent qui vous reste dans les poches après. Le parc immobilier de la ville s'est enrichi de 44 millions $.»

En raison de l'excédent budgétaire de 2014, la Ville a décidé hier de consacrer 7 779 000 $ de ces surplus à diverses dépenses pour l'année en cours. Ces sommes sont versées à l'excédent de fonctionnements notamment pour les élections (150 000 $) pour le nettoyage des étangs aérés (328 000 $), au déneigement (26 000 $), ainsi qu'au remboursement de la dette à long terme (3,8 millions $). De plus, la Ville a versé 500 000 $ à un nouvel excédent pour la décontamination de sites ainsi que 3 millions $ au pavage.

La balance de ces surplus seront utilisés pour la restauration de la «Vacherie» au parc de l'Exposition (1 million $), à l'installation de pare-intempéries à l'amphithéâtre (3,4 millions $) ainsi que la réalisation de projets à l'Île Saint-Quentin (500 000 $).

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