Fin des policiers-pompiers: une page d'histoire se tourne à la SPTR

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Francis Gobeil, directeur de la Sécurité publique de Trois-Rivières.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Une page d'histoire sera tournée à partir du 28 septembre, alors que la police et la sécurité incendie deviendront deux services distincts au sein de la Sécurité publique de Trois-Rivières.

Les exigences gouvernementales en matière de couverture incendie ont incité les différents corps de policiers-pompiers à scinder ces services en deux. Trois-Rivières deviendra la dernière ville en Amérique du Nord à séparer ces deux services, eux qui étaient sous le couvert d'une même direction depuis la fondation de la première brigade trifluvienne feu-police fondée le 30 avril... 1877!

«Il y a 20 ans, de La Tuque à Victoriaville, il n'y avait que des policiers-pompiers. C'est majeur (comme changement)», reconnaît Francis Gobeil, le directeur de la Sécurité publique de Trois-Rivières.

La scission entre les deux métiers suivra de quelques jours l'ouverture de la troisième caserne des pompiers. Quelque 16 pompiers y seront affectés et ceux-là seront spécialisés dans les interventions impliquant des matières dangereuses.

Ardent défenseur du système de policier-pompier au sein d'un corps de sécurité publique, M. Gobeil avoue qu'il a changé son fusil d'épaule depuis une dizaine d'années, alors que les intervenants étaient en plein travail pour le schéma de couverture de risques en incendie.

«La formation qualifiante, c'est majeur. Pour un policier-pompier, c'est une formation double de base. C'est une chose. La formation qualifiante, c'est autre chose. Il faut pratiquer chaque semaine et on ne peut pas faire ça en tant que policier-pompier. La police se spécialise, les pompiers aussi», déclare le directeur de la Sécurité publique qui demeurera le chef des policiers et des pompiers tant et aussi longtemps qu'il occupera ce siège.

Près de 1600 appels

Le service de sécurité incendie a répondu à 1586 appels au cours de 2014, soit 125 appels de moins qu'en 2013. En revanche, le nombre d'incendies a grimpé de 407 à 434. Malgré cette appréciation de 6,3 %, aucun décès causé par un incendie n'a été répertorié en 2014, une tendance qui est présente depuis trois ans.

Quelque 36,5 % des appels logés au service des incendies l'ont été pour des alarmes incendie. Les opérations de vérification ont représenté 12 ,9% des appels, alors que le signalement d'odeurs suspectes accapare 10 % des interventions.

La valeur des pertes matérielles découlant des incendies survenus en 2014 s'élève à 4 168 275 $, le plus bas total depuis 2010. La valeur des pertes en 2014 est inférieure de 42,6 % par rapport au total de 7 266 780 $ relevé en 2013.

Avec l'ouverture prochaine de la troisième caserne, le service de protection contre les incendies regroupera 150 pompiers permanents, temporaires et à temps partiel.

Pas de commentaires

Francis Gobeil a décliné l'invitation à commenter la poursuite intentée par la Ville de Trois-Rivières contre 30 pompiers pour le non-respect d'une entente signée avec leur syndicat au sujet des moyens de pression mis de l'avant durant l'actuelle négociation de convention collective. Le directeur de la SPTR estime qu'il doit faire preuve de réserve, étant donné que le dossier est devant les tribunaux.

La Ville reproche à ces pompiers de ne pas avoir répondu à l'appel lors de trois incendies.

Les pompiers visés par cette poursuite comparaîtront mardi devant la Cour supérieure.

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