Le conseil de Trois-Rivières rend hommage à Jean Perron

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Le siège du conseiller Jean Perron, décédé à l'âge de 55 ans, est demeuré vide mardi lors de l'assemblée publique du conseil municipal.

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(Trois-Rivières) Le siège du conseiller Jean Perron est demeuré vide mardi soir à la table du conseil municipal. Les élus ont observé une minute de silence avant l'assemblée publique afin de rendre hommage à leur confrère décédé ce week-end. Au cours de cette séance publique, on a même annoncé qu'une élection complémentaire aura lieu le 12 juillet dans le district de Châteaudun pour trouver un successeur au conseiller décédé.

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Jean Perron a été élu pour la première fois à l'hôtel de ville de Trois-Rivières lors des élections de 2003.

Photo: François Gervais

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, avoue que le décès de Jean Perron est vécu «difficilement» par ses collègues de la table du conseil. «En très peu de temps, on a apprécié cet homme et on a été attiré vers lui. C'était quelqu'un d'intègre et fier de sa famille et de l'entreprise où il travaillait [il a gravi les échelons chez Marmen]. Il était de plus fier du secteur et des gens qu'il représentait», a confié le premier magistrat en marge de l'assemblée publique du conseil municipal de mardi soir.

«Je l'appelais toujours le petit Jean, car il avait un très grand coeur. Il était quelqu'un qui était toujours prêt à s'engager et à faire des compromis. Il était aimé de tous.»

Yves Lévesque a de plus vanté le courage et la détermination de Jean Perron qui a combattu un virulent cancer lors des derniers mois de sa vie. «Il insistait pour avoir les plus fortes doses de chimiothérapie. Il souhaitait s'en sortir. Malgré les traitements, il était toujours en poste autour de la table du conseil», indique-t-il. «C'est un gars qui était fier et il ne voulait pas que les gens s'apitoient sur son sort. Jean Perron est resté en poste jusqu'à la fin.»

Le conseiller de Châteaudun était très impliqué dans son quartier lors des trente dernières années, notamment au niveau sportif. «Il a aussi organisé le rassemblement Châteaudun, où il y avait 3000 ou 4000 personnes», se souvient le maire. «Jean était un rassembleur.»

Les élus trifluviens vont d'ailleurs renommer le parc Sainte-Bernadette le parc Jean-Perron en l'honneur de leur collègue disparu.

Le conseiller du district de la Madeleine, René Goyette, souligne que Jean Perron s'était «adapté d'une façon exemplaire» à la politique municipale. «Il a pris sa place rapidement autour de la table du conseil», note M. Goyette. Guy Daigle, le conseiller du district de Laviolette, note pour sa part que la nouvelle du décès de M. Perron a été accueillie avec «tristesse». «Jean Perron se donnait corps et âme.» Marie-Claude Camirand, la conseillère du district de Chavigny, se souvient d'un collègue qui n'avait pas peur de prendre la parole pour défendre les intérêts de la population de son secteur.

Les funérailles du conseiller municipal seront célébrées samedi prochain à 16 h 30, en la cathédrale de Trois-Rivières. Il sera également possible de rendre un dernier hommage à M. Perron au Centre funéraire Rousseau de Trois-Rivières ce jeudi de 19 h à 22 h, vendredi de 14 h à 16 h 30 puis de 19 h à 22 h ainsi que samedi, jour des funérailles, à partir de 13 h. D'ici aux funérailles, le drapeau de la Ville sera en berne.

Une élection le 12 juillet

Le greffier de la Ville de Trois-Rivières, Me Gilles Poulin, a annoncé mardi la tenue d'une élection partielle le 12 juillet prochain dans le district Châteaudun pour trouver un successeur à M. Perron. La période de mise en candidature débutera le 29 mai. Visiblement inconfortable avec la rapidité de cette annonce, il n'a pu s'empêcher de formuler un commentaire. «Il y a des moments dans la vie où j'aimerais mieux me taire, ce soir c'en est un». Me Poulin a toutefois souligné qu'il n'était que le messager de la loi. Plusieurs conseillers ne cachaient toutefois pas leur inconfort face à la rapidité de la procédure.

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, entend faire une demande auprès du ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, Pierre Moreau, afin d'obtenir une dérogation pour que le poste de conseiller ne soit pas comblé lors d'une élection partielle, compte tenu du projet de la Ville de réduire le nombre d'élus.

Pourtant, la Loi sur les élections et référendums dans les municipalités est très claire sur ce point: «La vacance qui est constatée plus de 12 mois avant le jour fixé pour le scrutin de la prochaine élection générale doit être comblée par une élection partielle.» Même l'article 339, qui accorde une certaine discrétion au ministre ne semble pas concerner la situation vécue à Trois-Rivières.

Au service des communications du ministère, Émilie Lord ne voulait pas s'avancer sur l'interprétation de cet article, ni présumer de la décision éventuelle du ministre.

Avec la collaboration de Louise Plante

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