Décès du conseiller municipal Jean Perron

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Jean Perron a été élu pour la première fois à l'hôtel de ville de Trois-Rivières lors des élections de 2003.

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le conseiller municipal du district de Châteaudun, Jean Perron, est décédé dans la nuit de samedi à dimanche, entouré des membres de sa famille. M. Perron, âgé de 55 ans, combattait un cancer depuis quelques mois déjà, sans qu'il n'en paraisse puisqu'il se faisait un devoir de remplir avec assiduité ses fonctions municipales.

Jean Perron (à l'extrême gauche sur la photo)... (Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste) - image 1.0

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Jean Perron (à l'extrême gauche sur la photo) n'a pas ralenti ses activités même si sa santé déclinait.

Photo: Émilie O'Connor, Le Nouvelliste

Entre autres, il siégeait au Groupe de travail - Loisirs, sports et services communautaires, au Groupe de travail - Arts et culture, à la Corporation pour le développement de l'Île Saint-Quentin, à la table du Grand Prix de Trois-Rivières et de l'Expo agricole. Outre sa femme, ses proches, de nombreux amis et anciens collègues de Marmen, il laisse dans le deuil ses deux filles.

Très impliqué dans sa communauté via l'Association des résidents de Châteaudun depuis plus de 30 ans, M. Perron avait monté pour la première fois les marches de l'hôtel de ville en 2013. Depuis l'an dernier, il surmontait avec dignité les affres d'un cancer du foie qui, par la force des choses, avait tracé son chemin jusqu'au pancréas. Vendredi, M. Perron a été hospitalisé à la suite à un accident vasculaire cérébral.

La maire Yves Lévesque a tenu à saluer les qualités humaines de celui qu'il prénommait affectueusement «petit Jean», en référence au célèbre personnage de Robin des Bois que rien ne pouvait ébranler.

«Jean était un homme digne, intègre, entier, authentique, un homme plein d'énergie, fier de sa ville, très fier d'avoir été élu comme conseiller municipal, un homme engagé dans sa communauté. Ce que je retiens de Jean c'est sa simplicité, sa discrétion, sa fierté. Malgré sa maladie, jamais il n'a voulu abdiquer devant ses responsabilités municipales. Sa maladie, il n'en parlait pas. Il était toujours présent, malgré ses traitements de chimiothérapie, avec autant d'énergie, avec son esprit de consensus, toujours souriant. Il ne voulait pas manquer une seule activité. On lui disait de se reposer, mais lui disait que ça lui faisait du bien.»

Un son de cloche repris en écho par René Goyette, conseiller municipal du district de la Madeleine et maire suppléant. «Jean avait le sens des responsabilités. Il avait une incroyable facilité d'adaptation pour travailler en équipe. C'est ça qui m'a marqué le plus de Jean. Et puis, même s'il était malade depuis quelque temps, il ne voulait pas se reposer. Il était là, au conseil de ville, à ses comités, aux fêtes de quartier, il était toujours présent. C'est ça, pour moi, le sens des responsabilités. Quant on lui donnait un mandat, il le relevait toujours avec brio», souligne M. Goyette.

Si Jean-François Aubin, conseiller du district Marie-de-l'Incarnation, n'a pas fréquenté M. Perron de longue date, il a tôt fait de relever les qualités indéniables de son collègue du conseil municipal. «Jean m'a laissé une forte impression, même si je ne le connaissais pas du tout avant la dernière élection. J'ai appris à connaître cet homme gentil, cet homme qui avait de la classe et qui était honnête, qui affirmait clairement ses opinions. En somme, un chic type qui n'était pas centré sur lui-même. C'est un gars qui ne s'est jamais plaint, qui se tenait debout et que la maladie n'a jamais arrêté.»

Sur une note plus structurelle, la Ville de Trois-Rivières ne déclenchera pas illico des élections dans le district de Châteaudun. Comme une réflexion est déjà entamée à l'hôtel de ville pour réduire le nombre de conseillers municipaux autour de la table, le maire Lévesque souhaite pousser plus loin cette réflexion avant d'engager les citoyens dans un échéancier électoral. «C'est encore prématuré de le dire, mais on va réfléchir avant d'aller en élection en sachant qu'on veut réduire le nombre de personnes au conseil. On va poursuivre notre réflexion et on verra», mentionne M. Lévesque.

Cependant, la Loi sur les élections et référendums dans les municipalités note qu'un poste vacant de conseiller municipal, à moins d'être libéré dans «les 12 mois qui précèdent le jour fixé pour le scrutin de la prochaine élection générale», doit obligatoirement être comblé lors d'une élection partielle (section II-article 337). Comme les prochaines élections municipales de Trois-Rivières auront lieu le 5 novembre 2017, la Ville devra vraisemblablement déballer ses boîtes de scrutin pour asseoir une nouvelle personne sur le siège du conseiller municipal du district de Châteaudun.

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