Conduites gelées: une facture de 345 000 $ jusqu'à présent pour Trois-Rivières

La crise des conduites d'eau gelées va coûter... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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La crise des conduites d'eau gelées va coûter cher à la Ville de Trois-Rivières.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Pas moins de 345 000 $ puisés dans le trésor municipal et 406 résidences touchées, voilà le dernier bilan «historique» tiré des conduites d'eau gelées dans la cité de Laviolette.

Seulement au cours de la journée de vendredi, 16 demandes citoyennes supplémentaires ont été acheminées à la Ville, alors que 18 canalisations étaient simultanément réchauffées par les cols bleus. La liste d'attente atteignait donc 86 adresses civiques en date de vendredi.

À situation hors du commun, mesures d'exception, pour un hiver aux températures hors norme.«C'est un record absolu de tous les temps ici à Trois-Rivières», souligne le porte-parole de la Ville, Yvan Toutant. Au point où l'an prochain, l'administration municipale compte mettre en place un plan d'action préventif afin de pallier à l'avance ce raz-de-marée de tuyaux obstrués par le gel mordant. «On va probablement faire un rappel aux gens au début de l'hiver pour qu'ils ne déneigent pas, si possible, la parcelle de terrain où est enterrée leur conduite d'eau afin que la neige serve d'isolant naturel. Mais un univers exceptionnel ne se répète pas forcément», philosophe M. Toutant.

Généralement, la Ville reçoit une douzaine de requêtes semblables par hiver, sans compter ses propres conduites qui se sont également transformées en jardin de givre. Notons entre autres l'éclatement des tuyaux, cette semaine, sur la rue Sainte-Cécile et sur la rue Notre-Dame Ouest. «Le froid est rendu tellement profond que certaines de nos conduites principales ont été brisées. On va réparer. C'est pas qu'on n'est pas en mesure de réparer, mais ce sont des bris auxquels on n'aurait pas dû avoir à faire face.»

Pour l'heure, la Ville de Trois-Rivières a dû piger dans ses coffres 345 000 $ pour éponger ces déluges d'urgence, principalement en coût de main-d'oeuvre, en temps supplémentaire et en location d'équipement. «On va aller chercher cet argent-là dans un budget qui nous sert aux imprévus de la voirie et aux problématiques qui n'étaient pas prévues aux travaux, mais auxquelles on doit faire face», nuance M. Toutant. Jusqu'au printemps, la Ville s'attellera donc à la tâche sept jours sur sept, de 7 h le matin jusqu'à minuit. Comme certains retards ont déjà été enregistrés, et pour éviter que des citoyens ne traversent des nuits aussi blanches qu'inutiles, la Ville amorcera ses derniers travaux quotidiens à minuit pour reprendre le chantier le lendemain matin. «Comme on ne peut pas prévoir à l'avance la durée des travaux à effectuer pour chaque résidence, on ne peut pas demander aux gens de rester debout toute la nuit. Faire attendre les gens toute la nuit, ça n'a aucun bon sens. Ainsi, la dernière résidence que l'on fait à compter de minuit, c'est la dernière de la journée.»

«Pour l'instant, notre priorité est de baisser la liste d'attente pour redonner l'eau aux citoyens. L'an prochain nous tenterons de prévoir davantage, mais présentement, il est trop tard pour prévoir», conclut M. Toutant.

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