Dans les coulisses des mesures d'urgence à Trois-Rivières

La pénurie d'eau qui a frappé la ville... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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La pénurie d'eau qui a frappé la ville de Longueuil en janvier a eu des répercussions jusqu'à Trois-Rivières: des gens de l'appareil municipal se demandaient si leur Ville était équipée pour affronter une telle situation. On voit ici Serge Bournival, coordonnateur des parcs et espaces verts.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La pénurie d'eau qui a frappé la ville de Longueuil en janvier a eu des répercussions jusqu'à Trois-Rivières: des gens de l'appareil municipal se demandaient si leur Ville était équipée pour affronter une telle situation. Voilà pourquoi Le Nouvelliste s'est rendu dans différents centres de services de la Ville, question de constater comment Trois-Rivières a pris les choses en main en matière de mesures d'urgence.

Grâce à un plan précis, à de nombreux équipements réservés à cette fin, à des mesures d'interventions déterminées et à des ententes avec des partenaires, la Ville de Trois-Rivières met toutes les chances de son côté pour faire face à une pénurie d'eau potable et à une tempête de verglas.

La Ville de Trois-Rivières avait établi un plan d'urgence il y a quelques année. L'appareil municipal a toutefois profité des travaux majeurs de réfection de son usine de filtration, amorcés en 2006, pour améliorer et peaufiner cet outil de travail.

«Avec les changements climatiques, on a des variations de température qui ont forcé les Villes à revoir leurs pratiques. Il faut être prêt. L'important est la rapidité d'intervention», déclare Yvan Toutant, porte-parole de la Ville de Trois-Rivières, l'initiateur de cette visite du Nouvelliste dans les installations municipales.

Serge Bournival, coordonnateur aux espaces verts et coordonnateurs des mesures d'urgence aux travaux publics, Alain Fournier, coordonnateur des voies publiques, et Christian Lemire, coordonnateur à la gestion de projets, sont les trois membres du comité de ce plan d'urgence. Ce plan aborde une panoplie d'éléments qui peuvent faire une différence dans la qualité d'intervention.

Cette intervention se décline en plusieurs étapes si une pénurie d'eau potable survient. Trois-Rivières a la chance de miser sur trois sources d'eau sur son territoire (l'usine de filtration dans le secteur Trois-Rivières, des puits dans le secteur est et des puits dans la zone ouest). Le plan prévoit que la fourniture en eau potable doit d'abord être remise en service au centre hospitalier régional du Centre de santé et de services sociaux de Trois-Rivières ainsi qu'aux différents centres d'hébergement et de soins de longue durée.

«Si on a un problème avec l'usine de filtration, on isole le secteur de Trois-Rivières, on part des puits situés à l'ouest et on fait un chemin vers le CHRTR avec les conduites existantes. On redirige l'eau avec différentes vannes», explique Serge Bournival.

L'importance du centre hospitalier régional force la Ville à prévoir un plan B. La Ville va prendre de l'eau transportée par des citernes. Avec l'aide de trois pompes et en se branchant à des bornes-fontaines, elle va pousser l'eau dans la tuyauterie vers le centre hospitalier. Quelque 123 000 litres d'eau peuvent être fournis en continu.

«On fait une mini salle de surpression avec nos pompes et on isole le CHRTR. Il y a eu un travail de recherche effectué avec leCHRTR pour connaître ses besoins en quantité d'eau durant une mesure d'urgence», ajoute Christian Lemire.

Une petite remorque est stationnée au centre de services aux citoyens du secteur est et est réservée à une intervention d'urgence au centre hospitalier régional. La remorque contient des pompes, une génératrice, des tuyaux pour relier les équipements aux bornes-fontaines, des fils chauffants en cas d'intervention en hiver, etc.

Trois-Rivières a aussi préparé l'option de fournir l'hôpital en eau embouteillée. Une entente avec un fournisseur prévoit notamment la livraison quotidienne de3864 contenants de quatre litres et de près de 7400 bouteilles de500 ml.

La Ville doit ensuite fournir les citoyens. Huit points de distribution seront installés dans autant de secteurs de la ville. Trois-Rivières a mis de côté des tentes identifiées, des panneaux de signalisation, des génératrices, des chaufferettes, des cahiers d'intervention et des chariots pour que les trois personnes affectées à chaque point de distribution puissent remettre en toute sécurité quatre contenants de quatre litres par voiture. Plus de 40 000 contenants de quatre litres seront disponibles quotidiennement grâce à des ententes avec des fournisseurs. Trois-Rivières pourrait aussi fournir de l'eau à usage domestique, c'est-à-dire pour usage autre que la consommation humaine, via quatre sites prédéterminés.

Les mesures du plan d'urgence permettraient à Trois-Rivières de répondre à la demande pour une pénurie allant de quelques jours à quelques semaines.

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